Les deux curés les plus emblématiques dans l'histoire de Rennes le Chateau
et Rennes les Bains :
François Berenger Saunière
Jean- Jacques Henry Boudet

 Le diable de Rennes le Chateau
 

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Pays de Couiza est le site des 24 communes du territoire, dans l'Aude, ou se situe Rennes le Chateau, Rennes les Bains, et les autres...
Le Centre de Tourisme Equestre de Blanchefort à Cassaignes 

 

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Les curés de rennes les bains

Etat civil des curés

 

LA CURE DES BAINS DE RENNES AU XVIIIe SIECLE :
UNE SAGA FAMILIALE

Six ans après la mort de son oncle connu pour être l'auteur du fameux mémoire sur les antiquités des Bains-de-Rennes, Antoine Delmas, à la tête de la cure depuis novembre 1719, meurt à son tour le 27 juillet 1737. Va lui succéder François Palauqui qui était jusqu'alors archiprêtre et curé de Fenouillet (actuel dép. 66).
A cette époque et jusqu'à la Révolution, le diocèse d'Alet était divisé en 2 archiprêtrés : celui de Saint André d'Alet  qui comptait 54 paroisses situées dans le Haut-Razès et celui de Caudiès-Fenouillet composé de 33 cures, à cela s'ajoutait 37 succursales.

Les archiprêtres aidés par leurs vicaires forains ou curés-doyens veillaient sur le clergé de leur territoire et tenaient les conférences ecclésiastiques. Sous l'Ancien régime, le titre d'archiprêtre n'était pas qu'honorifique. Non seulement, ils représentaient l'évêque en son absence mais avaient la responsabilité de maintenir la discipline et de superviser les jeunes prêtres nouvellement en charge. Parmi les paroisses relevant de l'archiprêtre de Fenouillet, François Palauqui, il y avait celle de Rabouillet, cure qui était occupée depuis juin 1728 par le tout jeune prêtre vicaire Jean Bigou. Celui-ci quittera cette paroisse en octobre 1734 certainement pour rejoindre celle de Rennes-le-Château où le seigneur du lieu, François d'Hautpoul venait de célébrer en novembre 1732 son mariage avec Marie de Nègre d'Ables, jeune seigneuresse de Niort et de Roquefeuil.  

Comme l'indique René Descadeillas dans son ouvrage « Rennes et ses derniers seigneurs »,  en 1737, François Palauqui « venait de résigner ce titre  et cette cure (archiprêtre et curé de Fenouillet) au profit de Jean Caussou, bachelier en théologie, prébendé du chapitre cathédrale d'Alet » afin de prendre la tête de sa nouvelle cure : les Bains-de-Rennes avec son annexe de Saint-Etienne à Sougraigne. Ce choix est d'ailleurs fort curieux puisque, comme le mentionne R. Descadeillas, « la cure (de Fenouillet) rapportait beaucoup plus que celle de Rennes. » (RlB) et cela même si la cure des « Bains-de-Rennes produisaient 1000 livres de revenu ».
Qu'est-ce qui a motivé ce changement de fonction et de lieu de l'archiprêtre que rien ne laissait présager, aucun document ne nous permet de le savoir. Une chose est néanmoins certaine, c'est que sa destination se trouvait qu'à quelques kilomètres de celle de l'abbé Jean Bigou, parti juste avant lui...
De son service au sein de la paroisse des Bains, on ne sait que peu de chose. On notera cependant que c'est F. Palauqui qui inhumera sur la commune Bertrand, le frère et le père des 2 Antoine Delmas, le 26 mars 1743 à l'âge de 96 ans. 
Deux ans et demi après son arrivée, il n'hésite pas  à envoyer son neveu, autre François Palauqui, à l'université de Toulouse en payant son cautionnement. Et comme le dit R. Descadeillas  « Ce faisant, il pensait à sa succession. Il  était bien inspiré. Neuf ans plus tard, en février 1749, il prêchait à l'office du dimanche, quand la chaire de l'église Saint-Nazaire s'effondra ; dans sa chute, le vieillard se brisa le col du fémur. Il appela aussitôt son neveu, qui fut immédiatement pourvu de la cure sous réserve du tiers de tous les bénéfices des Bains et de Sougraigne. François Palauqui succédait donc à François Palauqui ».
Voici des extraits de l'acte rédigé par Félix Siau, notaire royal et apostolique de Couiza en date du 29 mai 1750 sur la prise en possession de la cure et rectorie des Bains-de-Rennes et de son annexe Saint-Etienne de Sougraigne par François Palauqui (neveu), jusqu'alors prébendé du Chapitre Cathédrale dAlet, que j'ai consulté aux Archives départementales de l'Aude :


Ce que R. Descadeillas résuma comme un exemple de népotisme si fréquent dans le clergé du XVIIIe siècle est en fait une pratique très courante sous l'Ancien Régime, il s'agit de la resignatio in favorum  ou permutation des bénéfices qui consistait à des familles à transmettre un bénéfice ecclésiastique d'oncle à neveu sur plusieurs générations. Le titulaire du bénéfice, ici l'oncle François Palauqui s'en démettait en faveur d'un tiers ou d'un parent, ici son neveu F. Palauqui. Cette pratique privait donc le patron du bénéfice (ici l'évêque d'Alet) de son droit de nomination. Effectuée devant notaire, cette résignation obligeait le bénéficiaire à verser une pension à l'ancien titulaire, qui correspondait le plus souvent, et comme c'est le cas ici, à un tiers des revenus du bénéfice. Cette procédure consolidait les dynasties cléricales au grand dam de l'évêque ou du collateur du bénéfice.

L'anecdote de la chute de la chaire à prêcher de l'église de l'oncle Palauqui est relatée un peu plus loin dans le même acte :

Suite à cette chute, François Palauqui aurait eu la cuisse cassée et démise, le rendant inapte à servir la cure. Qu'est-il advenu du vieillard devenu impotent ? Nous n'en savons rien, pas plus de ses origines bien qu'un document nous laisse entrevoir une hypothèse prometteuse.
Alors qu'il est curé des Bains, il célèbre, avec l'autorisation du curé Bonnaure (prédécesseur d' Antoine Bigou), le 30 mai 1741 à Marsa, le mariage de Jean Palauqui, fils de Pierre et Toinette Surjous, et de Marie-Anne Uteza.    

Il marie visiblement un membre de sa famille qui est originaire de Marsa.
Ceci nous sera confirmé plus tard avec son neveu pour qui R. Descadeillas, poursuivant son récit sur la cure des Bains, nous dit «Il vivait en compagnie de sa sœur. Quand il mourut, en 1780, la vieille fille continua de demeurer aux Bains-de-Rennes, où elle tenait un petit bien. François-Pierre Cauneille, originaire de Marsa, au pays de Sault, le remplaça ».
En réalité, le neveu Palauqui décède aux Bains-de-Rennes le 20 février 1782 à l'âge de 86 ans. Son inhumation a été réalisée par le curé Cabanié du Bézu en présence du curé François Cauneille :  

Cet acte est instructif, on y apprend qu'il est né en 1696 à Marsa, ce qui va se révéler très important. La sœur du neveu Palauqui s'appelle Mariette, elle mourra, peu de temps après son frère le 24 mars 1788 à l'âge d'environ soixante ans. Elle a été ensevelie dans le cimetière des Bains par le curé de Serres Henri Pugens, en présence du curé François Cauneille.
En consultant les registres paroissiaux de la région, j'ai retrouvé l'acte de baptême du neveu Palauqui qui est né en réalité à Coudons près de Marsa le 3 juillet 1696. Il est le fils de François Palauqui (1650-1710) et de Françoise Sarda qui ont eu plusieurs enfants dont Antoine (1674), Pierre (1687-1757) marié à Toinette Surjous, Jean (1691).
Mais d'autres éléments, de taille, doivent retenir notre attention. Tout d'abord, Marsa, c'est la commune native de François Cauneille baptisé le 17 février 1754 enfant issu du mariage de Jean-Jacques Cauneille et Toinette Palauqui. Les registres de Marsa ayant des lacunes importantes entre 1719 et 1740, il n'a pas été possible de vérifier les actes relatifs à la mère de François Cauneille mais en faisant des recoupements, il est évident que Toinette Palauqui (1724-1781), sans doute fille de Jean, était la nièce du curé des Bains-de-Rennes. On remarque un vif attachement de celui-ci à sa famille, tant Palauqui que Cauneille, lorsqu'on étudie les registres paroissiaux et d'état civil et qu'on découvre la migration de plusieurs membres de ces familles originaires de Marsa vers les Bains-de-Rennes durant tout le 18e siècle.   
Hormis les curés Palauqui et Cauneille, on ne restera pas insensible au lieu de Marsa qui nous renvoie implacablement à Antoine Bigou qui a été à la tête de cette cure dès 1760 jusqu'en 1773 pour ensuite rejoindre son frère Jean à Rennes-le-Château. A n'en pas douter, celui-ci connaissait bien les familles Palauqui et Cauneille. Le père de François, Jean-Jacques Cauneille était très souvent témoin dans les actes rédigés par Antoine Bigou sur la paroisse de Marsa. S'il n'a pas baptisé François, à qui néanmoins il a dû faire le catéchisme, A. Bigou a baptisé, le 6 juin 1762, Marie-Cécile, une des jeunes sœurs du futur curé de Rennes-les-Bains. Il était suffisamment proche de cette famille pour venir assister au mariage d'une autre des sœurs Cauneille, Angélique avec Augustin Delmas, le 31 janvier 1786 :

Notons que ce mariage fut célébré à Rennes-les-Bains par M. Delmas, curé d'Aunat (certainement de la famille du jeune marié) en présence de F. Cauneille, d'Antoine Bigou, d'Henri Pugens, curé de Serres, ami d'A. Bigou qui, selon Descadeillas, avait passé la frontière pour rejoindre l'Espagne en même temps que ce dernier. Il est aussi fait mention sur l'acte du curé de Marsa, un dénommé Pézilla (Baptiste), parent des frères Bigou du côté maternel. Cet acte est donc édifiant puisqu'il montre concrètement l'existence d'un « clan Bigou » qui rayonne à la fois sur la baronnie de Rennes mais aussi sur le territoire de Roquefeuil, seigneurie qui, pour rappel, a appartenu à la famille de Marie de Nègre.  

Antoine Bigou semble avoir bien connu Palauqui. A partir de 1774, Palauqui, semble affaibli, peut-être est-il aussi affecté par la mort récente de parents proches sur la commune (Vincent Palauqui en 1774 et Jeanne en 1775). Désormais, il est régulièrement absent et remplacé par d'autres desservants comme Cauneille (sans doute Dominique, curé de Belvis) Gaiché, curé de Sougraigne, Guilhot prébendé d'Alet et Antoine Bigou. Entre 1778 et 1779, celui-ci se rend plusieurs fois aux Bains et y célèbre des mariages, en présence de Palauqui, comme celui-ci :

Et à partir de 1780, François Palauqui ne semble plus desservir la cure et l'on voit A. Bigou officier deux fois au mois de juin,  durant la vacance de la cure, juste avant l'arrivée à la fin juin, du prêtre François Cauneille. Il y a tout lieu de croire que François Palauqui suivant l'exemple de son oncle, voyant sa mort proche, a sans doute résigné sa cure des Bains en faveur de son petit-neveu François Cauneille qui vient d'occuper, de janvier 1779 au 21 juin 1780, la cure de Marsa.
Nous sommes, alors, 6 mois avant le décès de Marie de Blanchefort avec deux curés de paroisses voisines RlB et RlC, l'un tout juste âgé de 26 ans, fraîchement ordonné et l'autre, âgé de 61 ans, ancien curé de la paroisse du premier.
Mais, même si François Palauqui vient de mourir, nous n'en n'avons pourtant pas fini avec cette famille puisqu'on découvre un autre ecclésiastique Palauqui sur l'acte de mariage de Mariette Cauneille, sœur de François et de Nazaire Jaffus, mariage qui a eu lieu à  RlB le 17 janvier 1787 par Henri Pugens, curé de Serres en présence de Cauneille curé des Bains, Belon curé de Coustaussa et de « M. Palauquy prébandé d'Alet ».

Mais qui est donc, ce nouveau venu sur la commune des Bains ?  Ce parent Palauqui, bénéficier de l'église d'Alet, était suffisamment proche des familles Palauqui et Cauneille pour devenir, en 1776, le parrain d'Antoinette Palauqui fille de François Palauqui dit Ferré et de Laurence Cauneille (sœur du curé des Bains). Il y a tout lieu de supposer que ce Palauqui est le frère de Toinette Palauqui, elle-même marraine au baptême de sa petite-fille. Ce Palauqui est donc le neveu de François Palauqui, curé de RLB et l'oncle de François Cauneille.

Petit aparté, on notera qu'il y eut plusieurs alliances nuptiales de ce type entre les familles Cauneille et les Palauqui.

Dans le livre de Théodore Lasserre, « Recherches historiques sur la ville d'Alet », on retrouve bien un Palauqui parmi les dix-huit prébendés d'Alet :

T. Lasserre précise un peu plus loin « nous ne connaissons pas tous les noms des vénérables Chanoines et Prébendés qui composaient le chapitre d'Alet en 1792 lorsqu'ils partirent pour l'exil, à la suite de leur saint prélat (Mgr Cropte de Chanterac). Nous savons seulement que le chapitre en corps accompagna son illustre chef ».
Peut-onsupposer qu'il suivit son évêque dans son exil ? Rien ne permet de l'affirmer. Mais un document émanant des Archives Départementales de l'Aude en date du 16 Messidor, an 6 (04/07/1798), précise que « Palauqui, Prébendé du Chapitre d'Alet, possédait des biens à Alet où il résidait en dernier lieu ; n'ayant pas prêté le serment prescrit par la loi, il fut déclaré absent depuis le 15 août 1792 et inscrit sur la liste des émigrés ». Mais, Antoine Sabarthès, dans son ouvrage « Histoire du clergé de l'Aude de 1789 à 1803 », nous apporte quelques précisions complémentaires au sujet du prébendé Palauqui en ces termes :
« DEBOUCASAN DE PALAUQUI (jean François) : né le 27 octobre 1726, prébendier du chapitre d'Alet, refusa d'adhérer au schisme constitutionnel mais prêta le serment de 1792. Il fut arrêté le 16 octobre 1792, chez sa sœur aux Bains-de-Rennes, par ordre du commandant de gendarmerie et fut conduit au département ».
Qu'est-il arrivé à ce J.F. Palauqui après son arrestation ? Fut-il déporté ou prit-il le chemin de l'exil à son tour ? Je pense avoir  retrouvé finalement sa trace aux Bains-de-Rennes où il a été déclaré décédé par Jean-Baptiste Jaffus, le 10 octobre 1803, décès survenu chez sa sœur Françoise, à l'âge de 80 ans, soit un an avant le décès de François Cauneille.

Quant au jeune prêtre François Cauneille, quelques années à peine après son arrivée à la cure des Bains, il dut, lui aussi, affronté les affres des événements révolutionnaires.

Dès qu'éclata la Révolution, de nombreux Français quittèrent le pays pour l'étranger, abandonnant leurs biens. Ces départs à l'émigration se sont succédé sur plusieurs années. Si avant 1792, ce phénomène a été essentiellement aristocratique en marquant une hostilité à la Révolution et l'attachement à l'Ancien Régime, après 1792, les émigrés ont fui devant les événements. En tout, on a évalué, à partir des listes d'émigrés, un peu plus de 145 000 personnes ayant quitté la France, parmi lesquelles des ecclésiastiques soumis depuis 1790 à la constitution civile du clergé. Outre le fait que les biens de l'Eglise de France sont nationalisés, les membres du clergé sont désormais nommés et rémunérés par l'Etat et doivent prêter un serment de fidélité à la nation, à la loi et au roi. Dès 1791, le pape enjoint aux prêtres n'ayant pas encore prêter serment de s'abstenir de la faire et aux autres, qui ont déjà juré, de se rétracter. En proie à des conflits avec les armées étrangères, le nouveau régime prit des mesures sévères contre les prêtres réfractaires en les arrêtant et en les déportant. C'est pourquoi, nombre de prêtres choisirent l'exil notamment vers l'Espagne qui accueillit les réfractaires du diocèse d'Alet comme Antoine Bigou, Henri Pugens, Victor-Hyacinthe Coronat et les frères Cauneille. Ayant prêté le serment civique conforme à celui de M. l'évêque de Clermont, serment qui sera refusé par la municipalité des Bains, François Cauneille demande un passeport pour  gagner l'Espagne. Il sera remplacé par Pierre Gaiché qui était jusqu'alors curé de Sougraigne. Celui-ci démissionnera en 1794 et sera remplacé à son tour par Simon Guinard qui renoncera, lui aussi, à tenir la cure des Bains-de-Rennes.
Malgré le climat délétère, F. Cauneille n'hésita pas à revenir en France, dans son ancienne paroisse des Bains pour y célébrer la messe en plein jour en toute illégalité le 27 août 1797. Dénoncé par Ambroise Azäis d'Arques, il réussit néanmoins à échapper aux poursuites sans doute aidé en cela par sa sœur Marie, son beau-frère Nazaire Jaffus et d'un de ces parents, l'agent communal Baptiste Jaffus chargé de son arrestation. Fort de cet appui, le curé proscrit dut se cacher aux alentours des Bains.

A partir de 1800, les émigrés peuvent demander leur radiation des listes. Comme son frère Dominique et nombre de prêtres revenus de leur exil, François Cauneille dut  prêter serment « d'être fidèle au Gouvernement établi par la Constitution, et de n'entretenir, ni directement, ni indirectement, aucune liaison ou correspondance avec les ennemis de l'Etat » afin d'obtenir un certificat d'amnistie. Après huit ans d'absence et de clandestinité, François Cauneille retrouva sa cure des Bains-de-

Rennes mais pas son presbytère qui avait été vendu comme tous les biens appartenant à l'église et à la fabrique. Il dut alors se loger à l'auberge tenue par M. Cros durant trois ans.
Dans son livre « Voyage à Rennes-les-Bains »(écrit en 1804), Labouisse-Rochefort mentionne sa rencontre, lors de son séjour à RlB, avec l'abbé Cauneille qu'il qualifie d' « homme honorable proscrit revenu dans sa paroisse après avoir couru mille dangers ».
Gravement malade et, sans doute, fatigué par tous les périls traversés durant la tourmente révolutionnaire et les lendemains difficiles pour les anciens prêtres réfractaires, François Cauneille décédera le 24 avril 1804 aux Bains-de-Rennes à l'âge de tout juste 50 ans. Son décès fut déclaré à la mairie par son beau-frère Nazaire Jaffu


Avec la disparition de François Cauneille, s'éteint une cure de près de 70 ans qui fut l'objet d'une transmission familiale non interrompue depuis les deux abbés Delmas. Son frère Dominique, revenu d'exil, deviendra le curé de Campagne-sur-Aude. Il laissera sa chaire, avant de mourir en 1834, à son neveu Henri Delmas dont le frère Pierre, « l'homme des 3 calvaires », sera le maire de Rennes-les-Bains de 1852 à 1861. 

CONCLUSION

La cure des Bains-de-Rennes tenue par la famille Palauqui/Cauneille est intimement liée à la baronnie de Rennes et à la seigneurie de Roquefeuil avec son terreau de souche à Marsa. A l'image des frères Bigou, les Palauqui/Cauneille se retrouvent sur la baronnie de Rennes juste après le mariage de François d'Hautpoul et de Marie de Nègre, et vont y être présent la grande majorité du XVIIIème siècle. Si trésor ou secret il y a sur ce territoire, il passe nécessairement par ces deux familles d'ecclésiastiques, témoins privilégiés de cette époque, qui, de plus, se connaissaient et entretenaient des liens factuels depuis des décennies. 

                                                              

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Léa Rosi
janvier 2019

 


Les habits sacerdotaux
de l'abbé Henry Boudet
Curé de Rennes les Bains de 1872 à 1914.

En septembre 1992 Rennes les Bains subit l'une des inondations les plus importante de son histoire, il en résulta des dégâts des eaux énormes, une partie du village fut submergée et entre autre l'église du village ou les eaux montèrent à plus d'un mètre cinquante au-dessus du sol.
Le soir même plusieurs bénévoles vinrent porter secours aux nombreux sinistrés, mais ce n'est que le lendemain matin que les secours furent organisés par la municipalité en place à l'époque -
C'est à l'occasion du nettoyage de l'église que les habits sacerdotaux furent jetés à la décharge et récupérés par nos soins - Il est aussi à signaler que de nombreux livres de messes, chasubles, et divers papiers furent détruits -

Nous savions par l'abbé Bruno De-Monts aumônier de la marine en retraite et curé desservant de l'église de Rennes les Bains pendant ses vacances estivales que les habits sacerdotaux avaient appartenu à l'abbé Boudet.
Pendant le nettoiement du village gravement sinistré la priorité ne fut pas la sauvegarde des habits de messes ce qui est bien compréhensible.
Aujourd'hui nous avons ces chasubles et étoles que nous avons partiellement nettoyées étant donné la fragilité de ces habits -
Nous avons bien sur proposé à la municipalité de Rennes les Bains de lui mettre à disposition ces habits dés qu'elle le souhaitera pour les mettre dans son musée-
La chasuble blanche est rehaussée d'une étole brodée de fils d'or et d'argent d'une valeur certaine -
La chasuble violette est beaucoup plus simple


L'abbé Saunière curé de rennes le chateau

François Bérenger Saunière
Né le 11 Avril 1852 à midi à Montazels
En 1870 Bérenger entre au grand séminaire
Curé d'Alet les Bains le 16 juillet 1879
Le 16 juin 1882 il est nommé curé du Clat
Le 1er juin 1885 il remplace Antoine Croc à Rennes le château qui était en place depuis le 14 août 1884
En janvier 1886 il est nommé professeur au petit séminaire de Narbonne mais il refuse de quitter Rennes le Château.
Il est nommé définitivement curé de Rennes le Château le 1er janvier 1886.
Il meurt le 22 janvier 1917 à Rennes le Château.

Jean Marie Alfred Saunière
Né le 17 Février 1855 à Montazels
Nominé vicaire d'Alzonne le 1er juillet 1878
Entre chez les Jésuites en 1879
en 1893 il est professeur au petit séminaire à Narbonne
Il meurt le 9 septembre 1905 à Montazels.

Bigou Antoine
Né le 18 Avril 1719 à Sournia
Curé de Rennes le Château de 1774 à 1790
Prête serment avec restriction le 20 février 1791 qui est refusé
Mort le 21 mars 1794 à Sabadell en Espagne

De Beauséjour Paul Félix Bevrain
Evêque de Carcassonne de 1902 à 1930

Bigou Jean
Né en 1702
Curé de Rennes le Château de 1736 à 1774
Mort à Rennes le Château en 1776

Billard Félix Arsène
Evêque de Carcassonne de 1981 à 1902


Boudet Jean-Jacques Henry
Né à Quillan (Aude) le 17 novembre 1837
Ordonné prêtre le 25 décembre 1861
Curé de Rennes les Bains de 1872 à 1914
Mort le 30 mars 1915 à Axat


Gelis Antoine Jean
Né le 1er avril 1827 à Villeséquelande (Aude)
Curé à Coustaussa en 1857
Mort le 1er novembre 1897 à Coustaussa

Mocquin Charles Eugène
Curé de Rennes le Château de 1881 à 1884

Rescanières Joseph Marie Casimir
Curé de Rennes les Bains de 1914 à 1915

 

 

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