
Léopold
Decarayon Latour
2 97 1850
Un
des piliers du petit lavoir de Rennes les Bains est gravé d’une
inscription qui nous a toujours intrigué. Nous n’avions
jamais eut de renseignements sur qui était ce personnage Leopol
Decarayon La Tour et voilà que le 10 février 2008 un
document d’un historien Bordelais parle de cette famille.
Vol
du buste Carayon La Tour au cimetière de la Chartreuse à
Bordeaux
Lu ce matin dans Sud Ouest sous la plume de Florence Moreau :
"Dimanche 10 février, alors qu'il venait prendre des
photos pour un ouvrage à venir, un jeune retraité a constaté
que le tombeau-chapelle de la famille de Carayon La Tour, situé
au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux avait été
délesté d'un buste en bronze de son plus célèbre
représentant, Joseph
(...) Sénateur retiré à Virelade. Rue, caserne,
caveau : Joseph
de Caraillon la Tour n'est pas un nom inconnu dans le quartier. Selon
le guide illustré « La chartreuse de Bordeaux »,
qui recense les principaux mausolées du cimetière, Joseph
de Carayon la Tour est né à Bordeaux, le 10 août
1824.
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Quand
les voleurs nous font découvrir l’histoire
Un
des piliers du petit lavoir de Rennes les Bains est gravé d’une
inscription qui nous a toujours intrigué.
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«
Élève de polytechnique, il commanda le troisième
bataillon des mobiles de la Gironde pendant la guerre franco-allemande.
Chevalier
de la Légion d'honneur après l'héroïque bataille
e Nuits, il refusa le grade de lieutenant-colonel pour rester à
la tête de son bataillon ».
Passionné de chiens _il fut à l'origine de la race du
gascon saintongeais _ il s'est retiré au château de Virelade
où il est décédé en 1886. L'église
du village porte la trace de son passage. Il avait été
nommé sénateur inamovible en 1878.
"Fayre pla, layssa dire", Faire bien, laisser dire, telle
était la devise de la famille de CARAYON LATOUR
Héros de la guerre franco allemande de 1870, Joseph de Carayon
Latour commanda le 3ème bataillon des mobiles de la Gironde,
détaché dans l’Est.
Le château a consacré une salle d’honneur à
cet illustre bataillon.
Elu représentant de la Gironde sur une liste conservatrice, il
fut reconnu comme un des chefs du parti légitimiste sur le plan
national et la personnalité la plus marquante du légitimisme
girondin avec le marquis Amédée de Lur Saluces.
En 1878, il est nommé sénateur.
Sa vie sociale fut importante aussi bien à Paris qu’à
Bordeaux.
Elève de l’Ecole Polytechnique, il géra tout d’abord
les nombreux intérêts de sa famille , dont le domaine de
Virelade à 5 km de Grenade, acquis en 1851.
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Pionnier de l’agronomie, il fut lauréat de la prime d’honneur
pour ce domaine en 1867. Membre du Comité des Courses du Jockey
Club, du Comité de la Société Hippique de France
et du Conseil Supérieur des Haras, il était reconnu
comme un veneur distingué.
Il a créé la race dite du « chien de Virelade
», un des chiens de meute les plus appréciés.
La meute de Grenade obtient le prix d’honneur au concours international
de Paris en 1863 ; le célèbre peintre Jardin l’a
reproduite sur un tableau.
Un mécène très investi dans les questions religieuses
et philanthropiques, J. De Carayon Latour cumulait les présidences
et les responsabilités : le conseil d’administration
du quotidien royaliste « La Guienne », la société
civile de Saint Joseph de Tivoli, la grande école catholique
de Bordeaux, le Comité des Ecoles libres de la Gironde.
Le buste du baron, œuvre du sculpteur Chapus et résultat
d’une souscription publique, fut installé après
sa mort dans la mairie de Bordeaux.
Léopold
Decarayon Latour 1824/1890 était donc le frère du sénateur
girondin Joseph CARAYON-LATOUR –
Marie-Octave Léopold de CARAYON-LATOUR était membre
de la loge Saint Lucien du grand orient de France –
Une question nous vient à l’esprit : qui a gravé
cette inscription et à quelle occasion ?
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