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Nous n'excluons pas la
possibilité de l'appartenance de
Bérenger Saunière à un groupe
tel que les
Pénitents Blancs
qui siégeaient à Limoux comme
nous vous le présentons dans
notre documentation ci-dessous.

 Le diable de Rennes le Chateau

freemasonsy - franc maçonnerie - rennes le chateau - godf

L'auteur de cette mise au point
démontre l'impossibilité de
l'appartenance de
Bérenger
Saunière à la Franc-maçonnerie.

17 Janvier Annonces Avant Saunière Avens Chateaux Chercheurs Croix
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Epigraphies symboliques

la franc-maçonnerie et l'énigme de Rennes

Les Pénitents blancs

Franc-maçonnerie dans l'Aude

Les Sociétés Secrètes et l’énigme des Deux Rennes aux XIX° et XX° siècles

Dans l'excellente étude de Gérard Galtier faisant l’objet du chapitre "Les Rose Croix de Toulouse" (tiré de l’ouvrage de Jean Pierre Laurent et Victor N'Guyen : "Les Péladan" l’Age d’Homme 1990), un membre de l’illustre famille d’Hautpoul est cité à plusieurs reprises comme appartenant à la Loge maçonnique « La Sagesse » à l’Orient de Toulouse.

Il peut s'agir de Pierre Marie Charles d'Hautpoul de Seyre car il semble que ce soit un membre de cette branche.
Si la loge "La Sagesse" (fondée en 1757 et peut-être même avant sous un autre nom) appartenait à l'obédience du Grand Orient de France, elle était composée majoritairement de légitimistes soutenant le Comte de Chambord et ultra-catholiques... ce qui parait invraisemblable pour une Loge de cette obédience de nos jours

Il y a eu une "affaire La Sagesse" qui a remué le monde maçonnique toulousain sous le règne de Louis Philippe. En effet, comme indiqué supra, cette Loge était la seule légitimiste dans un milieu ou les "Frères" étaient Orléanistes, donc proches du pouvoir en place, et les autres libéraux et Républicains. Sept Loges "plaignantes" avaient donc demandé au Grand Orient de prendre des sanctions contre leurs Frères ultras. Parmi les cinq chefs d'accusation portés devant la juridiction de l'obédience il était fait mention du "caractère politique anti-gouvernemental et antinational de son action" et du "manque de fraternité envers les visiteurs de l'Orient"... ces Frères là ne devaient pas aimer se mélanger...

Battus en première instance devant la Grande Chambre Symbolique le 12 février 1833, les plaignants furent déboutés en appel le 30 décembre de la même année.
C'est dire que la Juridiction se montrait "coulante" avec La Sagesse. Ce qui contribua à causer un malaise profond entre le Grand Orient et les autres Loges.

Gérard de Sède évoquera cette affaire dans son dernier livre, "Rennes-le-Château : le dossier, les impostures, les fantasmes" (page 207) mais, comme souvent, il «brodera» sur le nom des membres de la famille Hautpoul appartenant à cet Atelier.

Bref ! le Grand Orient restait royaliste tendance "dure", ce qui est paradoxal dans la mesure où, à la même époque, La Sagesse faisait l'objet d'une surveillance très forte de la police du Roi, le Préfet en poste demandant qu'une égale répression soit exercée à l'encontre de la loge légitimiste et les loges dites libérales précisant : « Il est ici dans l’intérêt de l’influence politique de l’administration de frapper autant que possible les deux factions à la fois ». (Lettre du Préfet de Haute-Garonne en date du 3 février 1885)

De fait, il y aura un réel malaise au sein du Grand-Orient à cette époque, l’organe dirigeant n’étant plus en communion d’idées avec la majorité des Loges de l’Obédience.
Un Hautpoul se serait fait initier dans cette loge en 1836... peut-être Charles, futur Vénérable.

Outre l'action en faveur du prétendant légitimiste et un catholicisme intransigeant, La Sagesse apporta un soutien sans faille aux exilés "carlistes" espagnols.
Charles d'Hautpoul et Casimir Du Gabé, qui seront tous deux dirigeants de La Sagesse, constituant "l'Agence légitimiste pour l'insurrection espagnole" qui n’hésitera pas à fournir argent et armement aux carlistes et en accueillant sur leurs terres des proscrits espagnols appartenant à cette mouvance.
(voir ce qui suit).

Pages 239 et 240 de l’article de Véronique CLARENC « Toulouse, capitale du Carlisme Catalan» -
« Annales du Midi » N°202 - 1993

Pourtant...La Sagesse était, selon Paul Pistre, "l'Atelier le plus respecté de Toulouse, le conservatoire de l'orthodoxie et le Temple privilégié de l'Art Royal"… la politique n’empêchait manifestement pas le travail initiatique et philosophique.

Charles d'Hautpoul (de Seyres ?) fut, à la fois, Vénérable de La Sagesse et dirigeant de "l'Affiliation Catholique"... qui avait été fondée en 1831 par le Chevalier Louis Adrien PELADAN (père de Joséphin... le Sâr), l'Abbé Antoine Eugène de GENOUDE et le Baron Jacques Honoré de LOURDOUEIX, tous légitimistes convaincus.

Vers 1850, pour une raison qui reste à éclaircir, le caractère fondamentalement ultra-catholique et légitimiste de La Sagesse perd de sa virulence. La Loge disparaît ou, tout du moins, se démocratise et les sociétés secrètes légitimistes renoncent à leur activisme.
Il est même indiqué que d'Hautpoul aurait rallié la cause des Orléans… ce qui semble paradoxal au vu de l’intransigeance politique qu’il manifestait auparavant… les temps avaient changé.
Mais, la nature ayant horreur du vide, surtout dans le domaine de la spiritualité, c'est à ce moment que va apparaître l'Ordre de la Rose-Croix de Toulouse, fondé par le Vicomte Louis Charles Edouard de LAPASSE (1792-1867).
La R+C de Toulouse n'est qu'une résurgence du Christianisme Hermétique pratiqué par certains membres de La Sagesse et d'autres organisations dont nous reparlerons. Tous légitimistes convaincus, persuadés que le Comte de Chambord (Henri V) est le Grand Monarque annoncé par les prophéties (celle de Nostradamus, Orval, mais aussi par tous les mystiques de l'époque). Activisme légitimiste, ultra catholicisme, traditions ésotériques fondamentalement liées à la Terre Occitane feront que l'Ordre de la Rose-Croix de Toulouse constituera un nouveau cercle occulte destiné à promouvoir l'accession au trône du "Roy de Blois", le "Chyren" de Nostradamus... restaurateur de la vraie foi.

Ce qu'il faut retenir c'est qu'une organisation "civile" ou "profane" va agréger tous les acteurs légitimistes et catholiques "ultras" de la région... il s'agit de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse.
En faisaient partie en qualité de "Mainteneurs" comme on disait (infos tirées du chapitre Les R+C de Toulouse de Gérard Galtier- Dossier Les Péladan de JP Laurent- L'âge d'homme 1990) :

L'Archéologue Alexandre DU MEGE, qui fera des expertises à Rennes-les-Bains. Il fut un ardent propagateur de la Maçonnerie hermétique dite "Egyptienne".
Charles Casimir Du GABE. Dirigeant à la fois de la Loge "La Sagesse" et de la Congrégation de l'Immaculée Conception (un mélange impossible de nos jours...)
Le Baron Gabriel LACOSTE de BELCASTEL, membre du Sacré Cœur de Paray le Monial... le nom de BELCASTEL va revenir...
Dom Antoine du BOURG, historien de l'Ordre de Malte.
Le Vicomte Louis Charles Edouard DE LAPASSE, très lié au Chevalier Louis Adrien PELADAN, c’est lui qui  fonda en 1850 l'Ordre de la Rose-Croix de Toulouse.
Firmin BOISSIN, autre fondateur de la R+C de Toulouse, qui fut l'initiateur en R+C du Docteur Adrien PELADAN (frère de Joséphin...le Sâr).
Donc, dans cette "association" de type 1901... des Maçons Egyptiens, Ecossais, des Rose Croix et tous Catholiques Légitimistes.

On se rapproche de l'affaire des deux Rennes car, Dom Antoine Du BOURG était le frère de Joseph Du BOURG, connaissance de l'abbé BOUDET. Joseph Du Bourg était le représentant du Comte de Chambord dans les 11 départements du sud-ouest. C'est lui qui aurait été chargé de remettre un livre dédicacé par le linguiste basque Antoine D'ABBADIE à Henri Boudet selon l’information que délivre Michel AZENS dans son livre très bien argumenté : "Voyage au centre de l'affaire" (éditions Pégase).

Il faut noter que l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse pratiquait un rituel déconcertant.
Chaque année, le 3 mai, les Mainteneurs des Jeux Floraux allaient en pèlerinage à l'autel de la Vierge Noire de l'église de Notre Dame de la Daurade. Des fouilles ont permis d'établir que le sanctuaire marial avait été édifié sur le site d'un temple dédié à une divinité païenne... Minerve ou Isis.

Drôle de pratique pour des catholiques traditionalistes.

Après le mort du Comte de Chambord, en 1883, le courant légitimiste perd force et vigueur sur le plan politique.
Si, sur le plan religieux, les légitimistes conservent leur foi intacte, les membres des cercles "ésotériques" doivent se résigner à trouver d'autres Ateliers.
En effet, la III° république installée c'est "le triomphe temporel de la Franc-Maçonnerie".
Le Grand-Orient de France s'est finalement et définitivement placé à gauche du spectre politique et les Frères qui soutenaient l'ancien régime et pratiquaient "une certaine forme de christianisme hermétique" ont été contraints de quitter ses Ateliers... le schisme initial entre obédiences « laïques » et « spiritualistes » date en partie de cette époque (la querelle dite « du Grand-Architecte » n'arrangera pas les choses).

Ces Francs-Maçons chrétiens rejoindront les obédiences pratiquant une Maçonnerie Chevaleresque de type Rite Ecossais Rectifié, ou des obédiences dites "Egyptiennes", et aussi, plus tard, l'ordre de la Rose-Croix de Toulouse et le Martinisme.

L'avènement d'Henri V, le Grand Monarque, devenant un rêve évanoui, certains légitimistes verseront dans le millénarisme, l'occultisme et se feront les supporters de Naundorf et de John (ou Georges) Freeman... prétendants cachés au trône de France... affaire classée de ce côté là.  

Clovis LASSALLE , la Rose-Croix… et Rennes-le-Château

Pour en revenir à notre affaire, La Rose-Croix de Toulouse prend soudain un autre aspect à la lecture de l'étude qu'a faite Jérôme CHOLOUX (site passion-rlc.fr) relative à un nom apparaissant sept fois dans les carnets de correspondance de Bérenger Saunière... celui de Clovis LASSALLE.
Dans la biographie commentée de Harvey Spencer LEWIS, fondateur de l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, parue chez "Diffusion Rosicrucienne" en Juin 2013, il est expliqué que H.S Lewis, désireux d'intégrer l'ordre de la Rose-Croix, se rendit à Paris en 1909 afin d'y rencontrer un "libraire parisien connu pour fréquenter des membres d'organisations secrètes". (Il est possible qu'il s'agisse de Henri Durville, éditeur et libraire au 23 rue Saint-Merri à Paris.)
Il rencontrera également un professeur de langues demeurant Boulevard Saint-Germain, les deux français procédant à des "enquêtes" sur le postulant.
Pourtant, à Paris, alors que la Rose Croix catholique de Péladan et l’Ordre Kabbalistique de la R+C de Stanislas de Guaïta étaient encore en activité, il sera recommandé à Lewis de « se rendre à Toulouse afin de recevoir d'autres instructions ».

Le 11 août 1909, il rencontrera au Capitole son "contact", qu'il désignera comme étant un photographe. La biographie de Harvey Spencer Lewis précise que cet homme était Clovis LASSALLE (1864-1937).

Harvey Spencer LEWIS

Cette indication est corroborée par le fait que, dans les archives de l'AMORC, figure une lettre de Clovis LASSALLE datée du 26 août 1909.

Son contact lui ayant donné une adresse, Harvey Spencer Lewis s'y rendra le 12 août. Il décrit un "château entouré de hauts murs et situé sur une colline", la demeure étant éloignée de Toulouse. Reçu par un certain Raynaud E. de BELLCASTLE-LIGNE, un homme âgé de 78 ans, celui-ci lui montrera un ancien temple Rose-Croix où les R+C se réunissaient vers 1850. L’homme précisera néanmoins que « le Temple est utilisé de temps à autre par les Francs-Maçons ».
Il est amusant de constater que le nom de BELLCASTLE-LIGNE ressemble beaucoup à celui de BELCASTEL, Gabriel Lacoste de Belcastel, mainteneur des Jeux Floraux de Toulouse, étant décédé en 1890, l'un de ses héritiers était peut être l'homme qui reçu Lewis ?
Au terme d'une cérémonie d'initiation, au rituel très élaboré et riche en symbolisme, une réunion se tiendra au château et c'est bien Clovis LASSALLE qui l'animera.
H.S Lewis sera alors mandaté pour implanter le Rosicrucianisme aux USA et des documents anciens lui seront donné à consulter.

 

Lettre de Harvey Spencer LEWIS à son épouse en date du 13 août 1909 le lendemain de son initiation
« at last i am in the R+C »

Béranger Saunière de 1900 à 1903 correspondra avec Clovis LASSALLE. Les deux hommes se connaissaient vraisemblablement avant 1900 comme l'indique l'intitulé du premier courrier du carnet de correspondance de Béranger Saunière mentionnant : " Clovis Lassalle - Toulouse. Viendra quand il pourra" - Octobre 1900".
Dans leurs échanges épistolaires, Clovis Lassalle informe Saunière de son mariage prochain en septembre 1901. Il est question également d'envoi de cartes.
Quels pouvaient-être les liens entre le curé d’un village perdu du Razès et un photographe de renom à Toulouse… qui plus est semblant haut-placé dans l'ordre moderne de la Rose Croix et chargé de propager sa "doctrine" aux USA ?

Pour essayer de synthétiser tout mon propos... ce qui n'est pas aisé au vu de la multitude d'éléments formant cette nébuleuse qu'est l'histoire occulte des Deux Rennes :Des organisations légitimistes ultra catholiques œuvrant pour la Des organisations légitimistes ultra catholiques œuvrant pour la restauration d'une royauté dirigée par un Monarque de souche "régulière".
Des sociétés secrètes comptant en leurs Ateliers des membres de l'aristocratie et des notables de cette tendance légitimiste.
Sociétés diverses au cours des âges mais pratiquant un "christianisme hermétique" proche des tendances gnostiques.
Une académie des Jeux Floraux... vitrine légale et artistique datant du moyen âge mais dont les membres, et à plus forte raison les dirigeants, appartiennent au courant politique légitimiste et à ses annexes activistes, aux cercles occultes (Franc-Maçonnerie, Rose Croix) voire aux deux.
Le tout centré sur la ville de Toulouse... véritable creuset de tendances religieuses et spirituelles ancestrales et variées.
Dans un créneau de temps allant de la fin XVIII° au début XX° siècles.

Ainsi que l'a fait remarquer un membre du forum des chercheurs (Grominet), Picot de Lapeyrouse, Franc-Maçon notoire, siégeait à l'académie des Jeux Floraux au Premier fauteuil.Tout comme le Comte Henri de Bégouën qui fut le divulgateur de l'AA cléricale... combien d'ecclésiastiques membres de l'AA sur les rangs des Jeux Floraux ? Et combien dans les Loges ? Désolé pour ceux qui prêchent un antagonisme virulent à cette époque entre l’Eglise et les sociétés initiatiques mais l’encyclique « Humanum Genus » du bon Pape Léon XIII ne semblait pas toujours être appliquée à la lettre.

L'ABC de Rennes de Château (encyclopédie de RLC) nous apprend qu'un certain Jean GIROU, dans son livre "L'itinéraire en terre d'Aude" signale en 1936 "qu'un trésor aurait été découvert par le curé de Rennes-le-Château"... il est donc historiquement le premier qui ait parlé de ce "mystère", 19 ans à peine après la mort de Saunière hors... Jean GIROU était un membre de l'académie des Jeux Floraux, au 19° fauteuil en 1950.
Deux membres de cet "agrégat" politico-ésotérico-artistique ont eu partie plus ou moins liée avec les prêtres du Razès.
Joseph du Bourg... frère de Dom Antoine du Bourg des Jeux Floraux connaissait Henri Boudet et s'est chargé de remettre un exemplaire dédicacé du livre de Antoine Thompson d'Abbadie au curé de Rennes-les-Bains.
Clovis Lassalle, Rose Croix notoire et haut gradé de cet ordre, connaissait Béranger Saunière assez intimement.

Qu'avaient donc à faire des membres toulousains de sociétés plus ou moins "discrètes" avec deux curés en poste dans des villages perdus ? Quel intérêt à les fréquenter... même épisodiquement ?

Pourquoi des membres éminents de la tendance légitimiste (tous cercles confondus) prenaient-ils contact avec Saunière?
La Comtesse de Chambord fit des versements, au moins deux de 3000 FF au total, après la mort de son époux.
Jean Orth (Jean Salvador de Habsbourg, Archiduc d'Autriche) se serait rendu à R.L.C vers 1890... Béranger Saunière avait de belles relations.

C'est vrai qu'après 1909 les choses se compliquent pour lui... pourtant Mgr de Beauséjour est un ardent royaliste comme lui... cela ne colle plus !!!
Il prendra attache avec Lassalle... qu'avait-il à lui proposer... à proposer à la R+C ? Qui n'intéressait plus le courant légitimiste en déliquescence ?

Je pense, c'est tout à fait personnel donc subjectif, que les prêtres du Razès avaient une "garantie"... une "caution" qui pouvait servir la cause du Comte de Chambord en tant que Grand Monarque. N'oublions pas que selon les prophéties ce dernier était secondé d'un Grand Pape... le fameux duo incarnant les pouvoirs Spirituel et Temporel des Indo Européens (Arthur/Merlin, Indra/Varuna, Mars/Quirinus etc...)
Un dépôt sacré ? Une révélation de nature à rebattre les cartes ? Des preuves indubitables d'une filiation sacrée ? Les hypothèses restent ouvertes…
Il y avait, en tout cas, un immense trésor en numéraire sonnant et trébuchant en plus du reste.

Politique, Religion, Philosophie et Spiritualité occulte sont liées dans ce scénario... avec des ramifications dans un certain milieu artistique. Cela aura déjà été le cas au XVII° siècle avec les Rose- Croix et les cercles pré-maçonniques, la Compagnie du Saint Sacrement (et les Jansénistes) face à l'absolutisme royal... avec en corollaire des sociétés comme l'académie des Arcades et des peintres "dans le secret". A l'époque cela se jouait sur Paris et Rome.

Sur Toulouse au XVIII°, XIX° et début XX°... Les légitimistes, l'AA, La Sagesse, la Rose Croix et l'académie des Jeux Floraux.

Mais, à chaque fois, au fil du temps, une évocation plus ou moins marquée de l'Arcadie... des voyages d'antiquaires dans le Razès, des peintures bizarres, des tombes qui changent de formes sur le méridien de Paris, des rencontres surréalistes entre des R+C et des prêtres royalistes, des fouilles dans les mines, des églises à énigmes, des livres à clés etc... Sur un très petit espace... depuis très longtemps.

Je suis aussi persuadé qu'à un moment... au début 20°, des acteurs plus ou moins bien informés sont "montés" à Paris et le secret à alors transpiré là-bas. Chat Noir pour les artistes ? Martinisme et F:.M pour les occultistes ? En tout cas c'est là que Pierre Plantard a trouvé son "matériau de base", quand il fréquentait les membres d'Atlantis par exemple.
Paul Le Cour, fondateur du mouvement Atlantis, n'a t'il pas écrit dans sa revue un article intitulé
"Un Rose-Croix moderne... Paul La Curia" car L'abbé La Curia faisait partie de la Rose-Croix de Toulouse... encore un prêtre qui fréquentait de biens mauvais lieux.

Pierre Plantard a eu connaissance ou accès à un "dossier" fort bien renseigné mais partiel concernant le "secret des Deux Rennes".


Il en a tiré ses "dossiers secrets" et toute la littérature qu'il a chargé Gérard de Sède et Philippe de Chérisse de servir au public…. Tout en se gardant bien de leur en divulguer le contenu…

Il a vraisemblablement cru à son destin de Grand Monarque... le Mérovingien remplaçant le Capétien et le Prieuré de Sion les cercles hermétiques légitimistes. Il a simplement eu des informations partielles et les a mal comprises... ce qui fait que son "scénario" sonne parfois agréablement en concordance avec les éléments réels de l'affaire.
Le Serpent Rouge, les parchemins, l'Arcadie, un certain aspect de l'Histoire et plein d'autres éléments ont été délayés dans une soupe romanesque, avec tout le talent de Gérard de Sède.

Paul Le Cour écrivait, dans le numéro 50 d'Atlantis, daté de décembre 1933 : " Nos recherches d'archéologie traditionnelle touchant au côté caché des religions, comment dire ce que nous avons à dire sans nous exposer à des reproches ? Le mieux sans doute est de poursuivre notre route en toute indépendance entre disciples d'AOR (ceux de l'Eglise) et ceux d'AGNI (les Francs-Maçons") qui se tournent le dos avec horreur. Et cependant, s'il est une Grand-Œuvre à réaliser, n'est ce pas celle qui réunirait les deux colonnes du Temple actuellement séparées, en restaurant cette maçonnerie chrétienne dont firent jadis partie des hommes d'Eglise et Joseph de Maistre lui même, considéré comme l'une des lumières du catholicisme ». 

AOR -AGNI ... des initiales qui rapprochent.

Aronnax – Juillet 2016

Sources - Bibliographie
L'excellent site de Jérôme Choloux "passion-rlc.fr".

Michel Vallet, "L'histoire du trésor de RLC".

L'ABC de Rennes le Château (édition Arqa).Revue maçonnique L'Acacia... septembre 1929 article "l'affaire de la Sagesse" de Gaston Martin.

Les posts de Grominet.

Revue Atlantis N° 50 de novembre 1933.

Le site de Claudie Dussert (Entraide Généalogique du Midi Toulousain)... rubrique "Les Francs Maçons".

Excellent article de Gérard Galtier dans "Les Péladan" dossier conçu par JP laurent et Victor N'Guyen. L'âge d'homme 1990.

Biographie de H.S Lewis - Diffusion rosicrucienne -Juin 2013.

"RLC , le dossier, les impostures, les fantasmes, les hypothèses" - Gérard de Sède - Mai 1988

"La Franc Maçonnerie occultiste au XVIII° siècle et l'ordre des Élus Coens" - René Le Forestier - La Table d'Emeraude - Juin 1987.
Dictionnaire Initiatique – Hervé Masson – Pierre Belfond, Sciences Secrètes.
Comte Begouen, « Une société secrète émule de la compagnie du Saint-Sacrement. L’AA de Toulouse aux XVII° et XVIII° siècles » Synthèse critique de E.Albe dans la rubrique « Comptes rendus » de la Revue d’histoire de l’Eglise de France.


 

DEUX ÉPIGRAPHIES SYMBOLIQUES OU LA “MARQUE” DE LA MAÇONNERIE
ET DE L’ALCHIMIE À MARSEILLE AU XVIIIe SIÈCLE

Etude sur le IHS

par Jean-Michel Mathonière et Pierre Mollier

Dans le cadre des recherches sur l’histoire urbaine de Marseille, les fouilles qui ont été conduites depuis plusieurs décennies dans le quartier de la Bourse , un des plus anciens de la ville, ont permis de mettre à jour de nombreuses inscriptions lapidaires. La plupart d’entre elles sont des inscriptions funéraires. Cependant, deux de ces pierres possèdent un lien avec l’ésotérisme et la franc-maçonnerie(1). Nous les présentons aujourd’hui à nos lecteurs, assorties d’un premier commentaire. Mais cet article est aussi un appel à contributions, à la fois sur l’analyse de ces deux pierres et sur l’existence d’autres pierres de ce type.
L’une des difficultés de l’analyse pour les archéologues est que l’on ne connaît pas l’emplacement initial de ces pierres et l’ensemble architectural dans lequel elles s’inscrivaient. Lorsqu’elles ont été découvertes, le quartier avait déjà connu de nombreuses restructurations et les travaux successifs avaient disjoint ces pièces des constructions auxquelles elles appartenaient. Ce sont donc des pièces isolées qu’il faut tenter de resituer.
Au vu du contenu de son inscription, l’une de ces deux pierres n’est autre que la « première pierre » ou la « pierre fondamentale » d’une maison. On y lit en effet :
/ANNO DOMINI MDCCXLVII
REGN. LUDOVICO XV. GALL
REGE.
PRIMUM SUAE DOMUS AEDIFI
DIRIGENTE KAPELER ARCHIT
F? M. LAPIDEM POSUIT
J.J.P. LINOSSIER F? M ????

(niveau de maçon, IHS, équerre de tailleur de pierre)
ce que l’on peut transcrire par : « L’an du seigneur 1747, régnant Louis XV roi de France , J.J.P. Linossier a posé la première pierre de sa maison édifiée sous la direction de Kapeler architecte » , nonobstant les hiéroglyphes dont nous traiterons ensuite.

Dalle n° 91880 de l’inventaire, cliché n° 43217. Cliché du Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence,reproduit avec l’aimable
autorisation de M. H. Treziny.
Les historiens de Marseille nous apprennent qu’a effectivement
vécu à Marseille autour de 1740 un Jean-Jacques Pascal Linossier,époux d’Anne-Gabrielle Bouis et fils de Jacques Linossier et d’Anne Bernardy, lesquels s’étaient mariés à La Major le 1er décembre 1714.
Un élément semble en particulier rattacher cette inscription à la franc-maçonnerie, l’alphabet crypté utilisé dans le dernier mot de la dernière ligne : « Linossier F? M? ? ? ? ». Les quatre derniers caractères peuvent se lire « [ M ]açon » si l’on prend comme clef l’alphabet « ch i f f r é » utilisé par les francs - maçons et attesté dès les années 1740.
On le trouve notamment « révélé » dans la divulgation L’Ordre des francs-maçons trahi, publié en 1745.

Le chiffre des francs-maçons,d’après
L’Ordre des francs-maçons trahi
et le secret des Mopses révélé, 1745.

La “marque” de la Maçonnerie et de l’Alchimie à Marseille au XVIIIe siècle
Quant au motif du triangle appuyé sur un arc de cercle, qui sert ici de signe abréviatif à F[ranc ] , on le trouve sous des formes diverses dans l’iconographie maçonnique du XVIIIe siècle, notamment comme attribut des versions anciennes des premiers hauts-grades comme le Maître Parfait ou le Maître Écossais.
Le nom de l’architecte, Kapeler, amène lui aussi sur la piste maçonnique. En effet, un certificat émanant de la loge Saint-Férréol de Marseille(
2), daté du 2 août 1750, compte parmi ses signataires un « Kapeller, G. Me. [ grand maître] des Chevaliers de l’orient - Général »(3).
Le Chevalier de l’Orient était dans les années 1750 le plus haut grade de nombreuses loges. C’était notamment le sommet de la pyramide maçonnique à Marseille. « Général » est le titre attribué par le rituel du grade à l’un des principaux officiers d’un Conseil de Chevalier d’Orient. Le Kapeller de l’inscription est donc très probablement :
« Jean-Joseph Kapeller (Marseille 1702-29 novembre 1790), [connu surtout comme] l’un des fondateurs de l’Académie de peinture et de sculpture de Marseille en 1753. Il y enseigna le dessin et la géométrie et en est secrétaire perpétuel de 1756 à 1787. Sa principale oeuvre, L’ embarquement des munitions pour l’expédition de Minorque (1756) est au Musée des Beaux - Arts . L’ Hôtel - Dieu lui confie en 1759 l’exécution des portraits de ses bienfaiteurs . Il peint des « paysages en tapisserie » toiles peintes décorant les murs des bastides , et , à fresque , une Crucifixion pour l’ église de Lambesc . Il est aussi architecte , dessine le catafalque pour le service à la mémoire du Duc de Villars à la Major en 1770 et les deux arcs de Triomphe édifiés en 1777 lors du passage à Marseille de Monsieur (le futur Louis XVIII). »(
4)
Voilà pour ce qui est de l’interprétation strictement documentaire de cette pierre de fondation. Cependant, il reste à souligner qu’elle relance quelque peu la problématique de la rencontre en France, durant les toutes premières décennies de l’Ordre, entre Maçonnerie opérative et Franc-maçonnerie spéculative.
L’ on sait combien ce sujet fait l’objet d’une méfiance exacerbée, voire d’un rejet pur et simple, de la part de l’histoire maçonnique sérieuse, du fait des confusions et des approximations entretenues par une certaine littérature maçonnique. Les recherches récentes sur les compagnonnages en France montrent bien qu’il convient de ne pas les confondre avec la Franc - maçonnerie. Mais dans le même temps, ces recherches montrent également que, d’une part, quelques rencontres individuelles ont pu se produire dès le XVIIIe siècle, et, d’autre part, qu’il ne faut pas envisager ces « opératifs » comme strictement cloîtrés dans leur statut d’ouvriers.
La qualité d’architecte de Kapeller et les symboles présents sur cette inscription obligent effectivement à envisager la piste compagnonnique. En effet, si le niveau et l’équerre appartiennent à une symbolique trop générale pour être caractéristique à elle seule de telle ou telle organisation, la présence centrale du monogramme IHS surmonté de la croix , rarement employé dans l’emblématique maçonnique, semble nettement renvoyer au Saint - Devoir des compagnons tailleurs de pierre(
5). Il convient à cet égard de souligner que Marseille était ville de Devoir (6) pour les Compagnons Passants tailleurs de pierre et qu’elle était également importante pour la famille rivale de ceux-ci, celle des Compagnons Étrangers. Cette importance ne résulte pas seulement de la richesse économique de la cité, apte à fournir en abondance du travail aux tailleurs de pierre, mais aussi du légendaire compagnonnique, puisque c’est à Marseille qu’aurait débarqué Maître Jacques, le fondateur des Compagnons Passants tailleurs de pierre, à son retour du chantier du temple de Salomon.
Le fait qu’un architecte puisse se rattacher au Compagnonnage ne présente aucune difficulté dans le contexte de l’époque et cela est attesté pour plusieurs d’entre eux. En effet, à cette date et notamment hors Paris, la formation par le biais des académies d’architecture ne l’ emporte pas encore sur la formation sur le chantier. On citera par exemple le cas de Pierre Cailleteau († 1724), dit « L’Assurance », ancien dessinateur de Mansart et de Cotte , architecte de nombreuses parties de Versailles et d’un très grand nombre d’édifices parisiens, et dont le fils, Jean († 1755), lui aussi architecte renommé et membre de l’Académie d’Architecture, fut anobli par Louis XV sous ce nom de Compagnon: de L’Assurance (
7).
Rien n’empêche donc d’envisager que l’architecte et franc-maçon Kapeler fût également Compagnon tailleur de pierre, ce qui expliquerait la présence de l’IHS.

Pour ce qui est de l’autre pierre, trouvée dans la tour nord , sa datation (1716) écarte en principe la possibilité qu’elle puisse se référer à la Franc-maçonnerie spéculative.
L’inscription du phylactère, «C .IDERFIEM. SIVOLA .» , doit bien sûr être lu à rebours : « à Louis Meifredi C. ». Les archives généalogiques marseillaises connaissent effectivement un Louis Meyfredy, époux d’Elisabeth Tricon , de qui naîtra Jean-Baptiste, qui épouse à Saint-Martin, le 8 octobre 1715, Marguerite Hyvert . Par ailleurs, le 17 décembre 1721, l’intendance sanitaire achète à Louis Meyfredi une portion de terrain dans le quartier Saint-Martin d’Arenc pour y établir les infirmeries (Méry-Guindon, t. 6, p. CXIX)(
8).
La présence dans le coeur des hiéroglyphes astrologico-alchimiques des planètes/métaux et de symboles purement alchimiques, amène immédiatement à envisager cette inscription sous l’angle de l’hermétisme chrétien et de l’alchimie.
Pour ce qui est de la perspective astrologique , Louis Charbonneau-Lassay a notamment consacré une étude à un petit bas-relief de marbre noir, datant selon lui d’entre 1550 et 1575, provenant d’un monastère chartreux autrefois situé à Saint-Denis d’Orques (Sarthe) .

 

Pièce n° 043217-218 de l’inventaire, cliché du Centre Camille Jullian,Aix-en-Provence, reproduit avec l’aimable autorisation de M. H. Treziny.

Le coeur central, percé d’une plaie et rayonnant, est sans conteste celui du Christ. Deux cercles l’entourent, l’un avec les sept signes planétaires plus la croix, l’autre avec les douze signes zodiacaux. Dans son analyse, concernant le caractère orthodoxe du point de vue catholique de ce voisinage inhabituel, Charbonneau - Lassay cite deux gravures du tout début du XVIIIe siècle (l’une est précisément datée de 1708) qui, conformément à la tradition chrétienne relative au Zodiaque (le « porte - vie » ) , envisagent le Sacré-Coeur comme formant par excellence le centre de l’univers(9). Le culte du Sacré-Coeur ayant connu une impulsion décisive à la fin du XVIIe siècle, puis en 1720-1721 avec la peste de Marseille, il n’est rien d’étonnant d’en trouver un témoignage.
Notons cependant que son emploi ici, à Marseille, précède le développement du culte liturgique.

Gravure de L. Charbonneau- Lassay reproduisant le marbre
astronomique de Saint-Denis d'Orques .
(Etudes de symbolique chrétienne, T. I , p. 1 8 8 )

Mais le fait que, dans le cas présent, les hiéroglyphes astrologiques soient à l’intérieur du coeur et qu’ils soient accompagnés d’autres symboles, oblige à plutôt envisager un sens strictement alchimique, même si le coeur est surmonté de la croix et affirme ainsi l’intention chrétienne qui présida à cette figuration. Au centre de la composition, le triangle inversé surmontant une croix est en effet le symbole alchimique classique du soufre, compère obligé du mercure dont le hiéroglyphe, commun à l’astrologie et à l’alchimie, se trouve justement immédiatement à main droite. De fait, le hiéroglyphe à main gauche, un carré dont le centre est pointé, est celui du sel, troisième terme de la trinité alchimique fondamentale.
La bande horizontale regroupant ces trois symboles – la « f asce » en termes d’héraldique, le contraire du « pal », instrument de torture – et la composition d’ensemble permettent sans aucun doute de mettre en rapport cette figuration avec de nombreuses figurations classiques de l’athanor ou de l’oeuf philosophal, c’est-à-dire du fourneau ou du vase des alchimistes. Les trois étoiles qui occupent la partie supérieure du cercle forment alors le symbole des influences célestes (astrologiques), tandis que les hiéroglyphes du soleil et de la lune désignent ici plutôt l’or et l’argent (les planètes inférieures, en termes alchimiques) que les deux luminaires (les planètes supérieures).
Quant à l’oiseau portant en son bec un rameau végétal, c’est aussi un lieu commun de l’emblématique alchimique – celui du « volatile » – qui désigne l’opération alchimique fondamentale de la « voie humide » destinée à produire , comme le règne végétal (le rameau) , une fructification : solve et coagula, la dissolution et la coagulation, lesquelles, partant de la noirceur de la putréfaction (le corbeau, l’oeuvre au noir) doivent par multiples réitérations, avant de parvenir à la rubification (le phénix, la pierre philosophale dont le sacrifice par la projection dans le plomb produit l’or des Sages ), transiter par la blancheur ou purification (la colombe ou le cygne, signe avant-coureur de la verdeur puis de la réussite espérée).
Toute cette emblématique est caractéristique des traités d’alchimie du XVIIe siècle . Nous reproduirons ici à titre d’exemple une figure extraite d’un des classiques du genre, Azoth, ou le moyen de faire l’Or caché des Philosophes, de Basile Valentin, d’après l’édition de Paris, 1659.
Le lecteur y retrouvera la plus grande partie des symboles présents sur la pierre de Louis Meifredi.

Gravure extraite d’Azoth … , p. 1 7 9 .

Le Rebis .Gravure extraite d’Azoth … , p. 1 5 7 .

De fait, au vu de tous ces éléments , il est probable que la pierre étudiée ici est, elle-aussi, une pierre de fondation. Si Louis Meifredi entendait peut-être placer sa demeure sous la protection du Sacré-Coeur, il avait surtout présent à l’esprit le sens alchimique et assimilait certainement cette pierre de fondation au symbole de la pierre philosophale, selon le célèbre dicton alchimique que résume l’acrostiche VITRIOL, justement présent sur la gravure du traité de Basile Valentin :
Visita Interiora Terræ, Rectificando, Invenies Occultum Lapidem, c’est-à-dire « Visite l’intérieur de la terre, rectifie et tu trouveras la pierre cachée » – pierre cachée qui est ici représentée sous la forme d’une pierre cubique.
L’ on voit mal en effet à quoi aurait pu servir semblable inscription sinon à former un dépôt sacralisé de fondation, à moins d’envisager que son dédicataire l’ait faite réaliser à seule fin de meubler son cabinet de curiosités hermétiques ou son laboratoire alchimique…
Mais il serait alors étonnant de l’avoir finalement retrouvée dans les fouilles des soubassements du quartier de la Bourse.
1. Nous remercions très sincèrement Monsieur Régis Bertrand, professeur d’histoire moderne à l’Université de Provence de nous avoir soumis ces cas particulièrement intéressants, ainsi que les éléments biographiques des personnages évoqués.
2. Conservé aujourd’hui dans le fonds maçonnique de la BnF sous la cote FM5 11. Jean-Marie Mercier nous signale que cette
magnifique pièce est reproduite en p.83 de l’ ouvrage de Paul Naudon, Histoire générale de la Franc-maçonnerie, Office du Livre,
deuxième édition, s.l., 1987.
3. L’ attention des chercheurs a été attirée sur ce document par l’article d’Alain Merger, « Le “ marteau” et le maillet, études sur les débuts de la Franc-maçonnerie à Marseille et à Aix jusqu’en 1751 et la réaction de Monseigneur Belsunce»,in Provence historique, T. XXVIII fasc. 111, 1978.
4. Dictionnaire des Marseillais, Académie de Marseille , diffusion Edisud, notice établie par R. Bertrand.
5. Sur l’importance et la signification du monogramme IHS dans l’emblématique des Compagnons tailleurs de pierre, c f .Jean -
Michel Mathonière, « Iconographie et symbolique du blason des Compagnons Passants tailleurs de pierre»,in R.T. n°122
( av r i l 2 0 0 0 ) , p p . 7 4 - 9 9 , étude reprise et légèrement complétée dans Le Serpent compatissant, éd.La Nef de Salomon, Dieu le fit ,2 0 0 1 ,p p . 43-79 et 106-117 (notes).
On notera cependant qu’un grade maçonnique très ancien, le Maître Irlandais – le futur Prévost et Juge du R\E\A\A\ – présente aussi un IHS sur son tableau,mais une branche d’acacia décore alors la barre horizontale du H.
6. Un Rôle de Marseille, datant de 1777, est toujours conservé par les Honnêtes Compagnons Passants tailleurs de pierre.
7. Sur les biographies de Pierre et de Jean Cailleteau,c f . Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, éd.Mengès, Paris,1995, pp. 279-284.
8. L .Méry, F. G u i n d o n , Histoire analytique et chronologique des actes et délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille, Marseille, t. 6, 1843, p. 6. Renseignements aimablement communiqués par M. R. Bertrand.
9. Louis Charbonneau-Lassay, Études de symbolique chrétienne, éd. Gutenberg Reprints, Paris, 1981, volume I, pp. 186-199.

Ces signes IHS proviennent d'une église de la région de rennes les bains et Rennes le Château. Pour des raisons évidentes nous ne la citerons pas.

Je tiens a remercier tout particulièrement les éditions traditionnelles pour leur aimable autorisation à utiliser et publier ce sujet.
http://www.renaissance-traditionnelle.org

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