Voici quelques documents entre
autres la saisie des biens de
l'abbé
Bigou,
curé de Rennes le Chateau.

 Le diable de Rennes le Chateau
 Procès verbal d'érection du chemin de croix de l'église de Cassaignes écrit de la main de l'abbé Gélis curé de Coustaussa.

17 Janvier Annonces Avant Saunière Avens Chateaux Chercheurs Croix
Curés Découvertes Décryptage Divers Documents Eglises Forum-Secours
Fouilles Franc-Maçonnerie Hypothèses

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Pays de Couiza est le site des 24 communes du territoire, dans l'Aude, ou se situe Rennes le Chateau, Rennes les Bains, et les autres...
Le Centre de Tourisme Equestre de Blanchefort à Cassaignes 


 

Louis Bertram LAUWRENCE

De Monfreid à Leblanc en passant par Fleury

Quand Gérard de Sède modifiait la scène de crime..

Testament du seigneur Renne Chateau

Documents fournis par Jacques Rivière

Documents fournis par Julio

Document André Salaün

Le parchemin sot pêcheur

Cartes anciennes fournies par Julio

Les parchemins

Nostradamus et Alet les bains

Extrait de naissance de Henry Boudet

Rennes le Château le rapport Cholet

Document Jdrouen : La carte de Jérusalem

De Louis Fouquet a son frère le surintendant

Saisie des biens de l'abbé Bigou

Rennes le Château Quelques dates importantes

Documents René Descadeillas - Alain Feral

Cadastre des Pontils

Doc Gélis curé de Coustaussa et de Cassaignes

Etude sur Boudet

Plan de l'époque des constructions

La venue des 1ers chrétiens dans la région de RLC

Les moines de Boulbonne

Carte postale adressée à Saunière

Visite du temple

Le presbytère de Rennes le chateau

 

Quand Gérard de Sède modifiait une scène de crime ou… les bijoux imaginaires !

A la suite des récentes (et passionnantes) informations de Patrick Mensior au sujet du dépôt vraisemblablement découvert par Bérenger Saunière dans la périphérie de son village, j’avais entrepris de recenser les divers bijoux offerts par le prêtre de Rennes-le-Château ou par Marie Dénarnaud à certains membres de leur entourage proche, objets précieux qui pouvaient apparaître au fil de la littérature abondamment produite sur le sujet.

A l’instar d’autres chercheurs j’ai donc un jour, bien imprudemment, évoqué l’histoire développée par Gérard de Sède dans son livre « Signé Rose-Croix » (me semble t-il… car je ne possède pas cet ouvrage) et relative aux « bijoux wisigoths » prétendument offerts à une certaine Georgette Roumens-Talon par « sa sœur de lait » Marie Dénarnaud.

C’est à la suite de la communication de l’article du journal « France-Soir » concernant cette affaire par l’une des « mémoires de Rennes-le-Château », Jean Brunelin, que j’ai décidé de « sécuriser » cette information me paraissant sujette à caution et d’en apprendre un peu plus sur ce sujet précis. 

Je me suis donc lancé dans une enquête minutieuse, dont je vous passe les détails.                        
Au terme de celle-ci, mes recherches et vérifications successives ont permis d’établir ce qui suit.

Georgette Talon était une « fille de l’Aude ». Née à Quillan en 1909, particulièrement douée pour les études, elle obtint son baccalauréat à 16 ans et décida de devenir docteur en médecine.                     
La parité en 1925 n’était qu’un joli rêve… elles n’étaient que cinq « filles » à la faculté de médecine en ce temps là. Mais, les événements changèrent le cours de sa vie et les espoirs de devenir médecin de Mademoiselle Talon prirent fin lorsqu’elle tomba éperdument amoureuse de celui qui allait devenir son mari, Georges Roumens. Ils se marièrent, vécurent à Carcassonne et, de leur union, naquirent deux enfants… une fille et un garçon.

La personne qui m’a gratifiée de sa confiance en me racontant la belle histoire de Georgette n’est autre que sa petite-fille. La qualité et la sincérité de son témoignage, vous l’aurez compris, sont le gage d’authenticité des informations que je vous livre dans leur intégralité.

A Carcassonne, Georgette Roumens-Talon, qui travaillait dans une galerie d’art de la Cité,  continuait d’avoir une activité intellectuelle très riche. Toujours préoccupée de littérature, d’art et de culture, Madame Roumens-Talon était une grande amie de Joe Bousquet, le poète et écrivain audois, héros de la Grande-Guerre, gravement blessé au Champ d’Honneur et condamné à « l’horizontalité perpétuelle» dans sa chambre de la rue de Verdun à Carcassonne. C’est lui qui la surnommera affectueusement « Geo », puisque Madame Roumens-Talon n’aimait pas le prénom de « Georgette » qui lui avait été donné.

Chez Joe Bousquet, elle rencontrera, à de nombreuses reprises, André Gide, Dali, Aragon et Elsa Triolet, cette dernière ayant, quant à elle, trouvé un autre surnom à Georgette… « La Dame de Carcassonne ».

C’était un véritable « salon littéraire et artistique » qui se tenait à cette époque dans la chambre du      53 rue de Verdun à Carcassonne. Très liée à Joe Bousquet, Georgette Roumens-Talon entretiendra avec lui une correspondance régulière s’étalant sur vingt années.

Georgette Roumens-Talon fut également amie de l’historien du Catharisme René Nelli et de l’écrivain Roger Peyrefitte qui repose au cimetière d’Alet.

Les parents de Madame Roumens-Talon avaient acheté le « château » de Belvianes, près de Quillan. Dans sa famille, ce château avait la réputation d’avoir appartenu à une célèbre cantatrice du nom de… Emma Calvé et avoir été bâti sur un ancien domaine wisigoth. Cette ancienne demeure n’a cependant rien à voir avec le château de Cabrières en Aveyron, je le précise à toutes fins utiles.                                                                                                                                
Ces petits détails prendront néanmoins toute leur importance par la suite, il convient de le signaler.

Bref ! Une femme de caractère, libre avant les autres… grande voyageuse, intellectuelle… mais aussi très croyante, humaniste et soucieuse du bien-être de ses concitoyens.

À l’automne de son existence, divorcée et ayant quitté sa région natale, Georgette Roumens-Talon vivait au 77 rue des Plantes dans le 14° arrondissement de Paris. Elle s’occupait d’humanitaire dans l’association « Frères des hommes » où elle tenait le poste de secrétaire si l’on en croit l’article de presse du journal France-Soir relatant les circonstances de sa mort.

Précisément, c’est cet engagement au service des autres qui fut, indirectement, à l’origine de son décès puisqu’elle fut assassinée, le 28 août 1974, par l’un de ses collègues de l’association.

Un homme qui, pris subitement d’un accès de folie meurtrière, mit violemment fin à ses jours sans aucune autre explication qu’un état de démence passager dû, si l’on se base sur le rapport de Police rédigé sur le moment,  « à une surcharge de travail ».

Il n’y eu pas d’enquête poussée, pas d’interpellation non plus car le meurtrier se suicida, sitôt son crime accompli.

L’homicide, on le voit, n’était donc pas crapuleux et, pour en revenir à notre affaire, l’hypothèse des bijoux comme mobile du crime s’en trouve, de fait, caduque... pour ne pas dire fantaisiste.                  
La suite de mon récit se chargera de l’évacuer complètement.

Car c’est bien maintenant qu’il faut en revenir à l’histoire que nous raconta Gérard de Sède dans sa troisième version de « l’affaire Saunière »… à savoir son livre « Signé Rose+Croix ».

Georgette Roumens-Talon n’était pas la « sœur de lait » de Marie Dénarnaud puisque les deux femmes avaient… 41 ans de différence d’âge. Par la force des choses, elle n’aura donc jamais reçu de bijoux de la part de la vieille dame. Il va sans dire que, dotée d’une grande droiture morale et d’une éthique de vie irréprochable, jamais elle n’aurait accepté, si le cas se fut produit, de tels cadeaux.                             
Mieux que cela, elle n’est jamais allée à Rennes-le-Château et n’a vraisemblablement jamais entendu parler de Bérenger Saunière.

Mme Roumens-Talon n’a jamais rencontré Gérard de Sède, ni à Paris… ni ailleurs, pas plus en 1962 pour lui exhiber des bijoux que plus tard et cela pour une bonne et simple raison… elle ne le connaissait pas.

 

Bien sûr, l’écrivain « jouait sur du velours » en publiant ses « révélations » dans un livre édité en 1977 alors que l’intéressée était décédée trois ans plus tôt. De la même façon, l’action publique ayant été éteinte « de facto » avec le suicide du meurtrier et l’enquête de Police réduite à son minimum, aucun document n’aurait pu être retrouvé aux archives de Palais de Justice au terme des délais autorisant la consultation des pièces de procès. Les services de Police parisiens détruisant quant à eux leurs procédures au bout de 10 ans… comme disent les pages roses du dictionnaire : « Is fecit cui prodest ».

Cela ne vous rappelle rien comme procédé ? Personnellement, j’y trouve une étrange analogie avec l’affaire du « Serpent Rouge », ce texte attribué à ces trois auteurs… bizarrement décédés par pendaison sitôt leur manuscrit déposé à la Bibliothèque Nationale le 20 mars 1967.

En fait, les vrais dépositaires du document (suivez mon regard !) avaient antidaté celui-ci après l’avoir attribué à trois désespérés qui, bien que ne s’étant jamais rencontrés, s’étaient effectivement suicidés les jours précédents. Les rusés faussaires avaient vraisemblablement récupérés les identités des morts, soit en parcourant la rubrique nécrologique parisienne, soit en ayant obtenu des informations d’une personne bien renseignée à la préfecture de Police.

Ce procédé, manquant certainement d’élégance, s’était révélé pourtant d’une redoutable efficacité, il faut bien le reconnaître… De Sède le reprit à son compte.

Je suis désormais persuadé que Gérard de Sède, journaliste fréquentant maintes salles de rédaction et ne manquant pas de relations bien informées, aura eu rapidement vent du meurtre de Georgette Roumens-Talon et, au vu de sa région d’origine, s’y intéressa particulièrement.

Fort des renseignements obtenus par les enquêteurs ou auprès de témoins, il n’avait plus alors qu’à transposer certains éléments du tragique événement à son scénario… en « améliorant » la réalité des faits au détriment de la vérité… bien évidemment.

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Il faut dire que la victime, du fait de sa personnalité particulière, constituait une « proie » idéale pour un écrivain aimant, parfois, prendre des libertés avec la réalité.

Native d’un village de l’Aude proche de Rennes-le-Château à une époque « clé » (début du 20° siècle), ayant fréquenté d’illustres personnages mais, mieux que cela, ayant vécu dans une demeure  prétendument occupée un temps par Emma Calvé et construite sur des vestiges wisigoths… la tentation était trop forte. Nul doute que l’enquête d’environnement à laquelle Gérard de Sède se livra avant d’écrire son livre le décida à  prendre à son compte le sinistre fait-divers pour l’intégrer dans son histoire.

Pas très élégant comme je l’indiquais précédemment… et risqué aussi. La fille de Georgette Talon n’apprécia pas du tout que le nom de sa mère soit associé à un scénario aussi extravagant. Elle songea même à déposer plainte contre De Sède par l’intermédiaire de la Société des Gens de Lettres.

Gérard de Sède avait « brodé » et inventé certes… mais ses élucubrations ne relevaient pas des chefs de diffamation ou d’injures à la mémoire des morts. Un avocat, ami de la fille de Georgette, estima, à juste titre, que la procédure ne pourrait aboutir et l’affaire en resta donc là.

On pourrait, au terme de nos réflexions, considérer que la récupération, la modification puis l’intégration de cette triste affaire judiciaire dans le cadre de l’énigme de Rennes-le-Château relève de l’habituelle « technique plantardienne » consistant à agréger des personnages et des faits réels dans une construction mythique… mais, sur ce point précis, il faut reconnaître que Pierre Plantard de Saint-Clair fut totalement étranger à la manœuvre.

En 1977, date de sortie du livre « Signé Rose-Croix » où le nom de Georgette Roumens-Talon fut cité la première fois et associé à de prétendus « bijoux wisigoths », Gérard de Sède et Pierre Plantard étaient brouillés… des enfants de la perfide Albion venaient d’entrer dans la course, semant la zizanie au passage.

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Alors… oui, mon sentiment est que Gérard de Sède ne sort pas grandi de cette affaire. On a souvent critiqué les libertés  qu’il prenait avec la réalité des faits historiques et sa propension à les ajuster en fonction de la direction qu’il souhaitait donner à ses récits et au message qu’il voulait faire passer.

Je suis certain qu’il ne connaissait pas la vraie personnalité de Mme Georgette Roumens-Talon car, pour peu qu’il se fut penché sur sa vie, je pense que, non seulement il se serait abstenu d’instrumentaliser sa mort dans un but littéraire mais encore, connaissant son intérêt pour les « belles personnes » aux parcours extraordinaires, il aurait fait un reportage à sa mémoire car, honnêtement, cette Grande Dame le valait bien.

Gérard de Sède était un écrivain mais aussi un humaniste qui a su prendre des risques, à certaines époques de sa vie, pour défendre ses idéaux. Le triste faux-pas qu’il a commis en associant la mémoire d’une femme d’exception à l’un de ses « romans-historiques » n’est pas à son honneur, certes, mais il ne doit pas occulter son parcours, lui aussi, hors du commun.

J’espère avoir l’occasion, une autre fois, de raconter l’histoire d’un restaurateur du Sud-Ouest auquel, un beau jour, par son talent et sa générosité, Gérard de Sède aura rendu un fier service.

On pourra alors justement considérer que, cette fois-là… il est passé en faisant le bien.

 

Aronnax – Mars 2017



Louis Bertram LAWRENCE… un Frère d’Amérique ?

Il y a plusieurs courants, plusieurs tendances parmi les chercheurs qui « planchent » sur l’énigme des deux Rennes.

C’est d’ailleurs ce qui fait toute la richesse de ce Grand Mystère et qui le différencie de toutes les histoires de trésors dont notre pays est si riche.

L’énigme du « trésor de Rennes le Château » est unique car elle agrège une série d’éléments et d’évènements disparates et hétérogènes, matériels et spirituels, historiques et légendaires, qui se déroulent et s’enchevêtrent sur une longue période de temps et un petit espace terrestre.

Il s’agit en l’occurrence d’une alchimie compliquée, à laquelle vient s’adjoindre, pour encombrer l’affaire, un lot de mystifications et d’escroqueries diverses, gentiment dispersées par des « initiés » plus soucieux de brouiller les pistes où ils se sont perdus que de rétablir un semblant de cohérence dans le dispositif. Bref ! Pour les chercheurs sérieux… la tâche est plutôt rude.

A titre personnel, j’ai choisi de remonter la piste Arcadienne. Pourquoi ? J’aime bien Virgile qui était un Celte comme moi (enfin je le crois) ; les descriptions des paysages de la Grèce primitive et la geste de ses pasteurs me fait rêver. Je trouve le mythe d’Arcas et Callisto très beau aussi…

Pourtant, bien qu’on le cite à tous propos, Virgile n’a évoqué l’Arcadie des Pélasges que dans la         X° bucolique, ce qui lui donne bien peu de crédit dans l’affaire et le place, de fait, en terme de référence à cette thématique précise, loin derrière les écrivains qui ont traité des deux Rennes.

Et puis j’ai vu le tombeau des Pontils pour la première (et la dernière fois) en 1989… ce qui ferait presque de moi un vieux connaisseur de l’affaire si l’on s’en tenait simplement à la vision des « reliques ».

Enfin, plus sérieusement, je reste convaincu que le thème de l’Arcadie revêt une importance symbolique et historique importante dans l’affaire qui nous occupe. C’est à ce titre que je m’attache, depuis très longtemps, à explorer toutes les facettes du mythe arcadien dans le Razès et à enquêter minutieusement sur tous les « acteurs » de l’énigme s’étant occupés à l’évoquer au fil des âges.

Lege, lege, relege, ora, labora et… invenies. J’ai fait mienne cette belle devise des Alchimistes et j’ai donc beaucoup lu et relu, médité plutôt que prié et enfin beaucoup travaillé… mais, à ce jour, je n’ai rien trouvé… enfin rien d’extraordinaire.

Mais, parfois, au fil des lectures, des recoupements et des renseignements glanés ici et là sur le forum des chercheurs des pistes se sont révélées praticables ; je les ai suivies et certaines m’ont permis de faire de petites découvertes… je vous en livre donc une.

 

Le tombeau des Pontils

Le tombeau des Pontils m’a toujours intrigué de par sa ressemblance frappante (et voulue) avec la seconde version des « bergers d’Arcadie » de Nicolas Poussin.

Ayant appris qu’il était situé à 250 mètres du méridien de Paris, son aspect voulu en fonction d’un tableau du XVII° prenait pour moi une dimension encore plus énigmatique. J’ai donc « creusé » le sujet et  la suite de mes investigations n’a fait que me conforter dans l’idée qu’un plan déterminé avait présidé à sa construction ou, du moins, à sa réhabilitation.

 

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Tombeau des Pontils avant sa destruction

Michel VALLET, dans son monumental « Histoire du trésor de Rennes le Château », ouvrage de référence de tout chercheur sérieux, donne de sérieuses indications  au chapitre « Les monuments de Peyrolles », (pages 400 à 426), à la fois sur le tombeau des Pontils et sur Louis Lawrence.

Je ne rentrerai pas dans les détails concernant le tombeau proprement dit, même si beaucoup de points restent à éclaircir concernant notamment son origine et son aspect premier, mais m’attacherai plutôt à la personnalité de celui qui sera à l’origine de son « remaniement » à la mode Arcadienne,                   Louis Bertram LAWRENCE.

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Louis Bertram LAWRENCE – 1884 / 1954

 

Louis Bertram LAWRENCE est né le 25 octobre 1884 à Hartford, Connecticut, U.S.A.

Son père Laurence M. LAWRENCE n’était pas de nationalité hollandaise, comme il a souvent été indiqué, mais né à Amsterdam où ses parents séjournaient momentanément, ainsi que l’atteste la mention figurant sur une demande de passeport effectuée à Cincinnati par Louis Lawrence en 1917.

De la même manière, Laurence M. Lawrence n’a jamais été membre de l’ordre des « Skull ans Bones », ainsi qu’il est mentionné dans un article de Thierry Garnier du Mercure de Gaillon (au demeurant très intéressant et fort bien documenté hormis cette erreur d’interprétation), l’individu apparaissant sur le registre : « Yale’s Skull ans Bones society members » faisant état d’un certain LAWRANCE (avec un A) Thomas Gardner.

.Ceci relevant de l’anecdote, attachons-nous plutôt à chercher ce qui a amené Louis Lawrence à se rendre en France… puis à y séjourner jusqu’à sa mort en 1954.

Il semble, tout d’abord que ce ressortissant américain ait passé une partie de son enfance dans notre pays ; c’est en tout cas ce qui ressort de l’examen de la demande de passeport précédemment citée et effectuée le 10 décembre 1917. Il est précisé sur ce document que Louis B Lawrence a résidé hors USA, en France de 1894 à 1912 et à Montréal (Canada) de 1912 à 1913.

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On ne peut malheureusement pas déterminer les endroits où Louis Lawrence s’est rendu ou a vécu de 10 à 28 ans.

Néanmoins, dans un document de mobilisation de la première Guerre mondiale établi le 2 octobre 1918 par le Vice Consul US de Panama, Louis Lawrence indique avoir effectué son service militaire « dans la Légion Etrangère, en France, durant 3 années, avec le grade de Sous-lieutenant ».

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Début de la fiche de recensement – Identité du demandeur

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Mention de l’engagement dans la Légion Etrangère

On peut noter qu’il est précisé, à l’alinéa  9, que l’intéressé, âgé au moment de l’établissement du document de 33 ans, se déclare « soutien de famille pour sa mère et sa grand-mère » et demande, pour ce motif, à être exempté de service.

Dans une seconde fiche de recensement, constituée cette fois-ci au Venezuela par le Vice Consul américain, mais non datée (Louis Lawrence se disant âgé de 34 ans, l’acte doit donc avoir été rédigé dans le courant des années 1918-1919), l’intéressé déclare, de nouveau, demander une exemption de mobilisation pour « invalidité physique et soutien de famille ». La fiche signalant, comme incapacité physique : « double hernie crurale et problèmes cardiaques (irregular heart action) ».

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« physically disabled and only support of mother »

 

« Double crural hernia and irregular heart action »

Bien que de peu d’importance dans le sujet qui nous occupe, ces deux motifs d’exemption avancés par Louis B. Lawrence prêtent à interrogation dans la mesure où, le 5 juin 1917, c'est-à-dire lors de son premier recensement dans le cadre de l’engagement des USA dans la première Guerre Mondiale, Lawrence indique, à Louisa dans le Kentucky, ne pas réclamer d’exemption mais, également, ne pas avoir effectué de service national.

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« What military service have you had ? None – Do you claim exemption : No »

Ces « anomalies » sont doublées d’un gros mensonge puisque Louis B. Lawrence indique, lors de l’établissement du document, comme date de naissance le 25 octobre 1887 et comme âge 29 ans alors qu’il est né en 1884 et a 33 ans en 1917.

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Age : 29 – Date de naissance : 25 octobre 1887

Pour quels motifs ment-il sur son âge et sur ses états de service à ce moment là ? Reportons-nous à cette époque et considérons que cette façon d’agir relevait plus d’un comportement délibéré avec une réelle prise de risques que d’un manque de patriotisme avéré de la part d’un homme ayant servi trois ans dans la prestigieuse Légion Etrangère.

En tout état de cause, cette réaction restera un mystère pour l’instant, faute de documentation plus précise sur l’individu.

Bref ! À ce stade de nos investigations nous ne sommes guère avancés… nous pouvons simplement constater que le personnage est ambigu et donne sciemment, à un moment donné, de fausses informations aux services administratifs qui procèdent au recensement des jeunes américains destinés à servir sous les drapeaux, avec toutes les conséquences fâcheuses que ce mensonge pourrait avoir si le subterfuge était découvert.

Poursuivons donc dans un cadre plus en rapport avec notre sujet principal… la venue de Louis Bertram LAWRENCE dans le Razès.

Premier indice intéressant, le 27 janvier 1919 à Cincinnati, Louis Lawrence obtient un passeport afin de se rendre en France et en Algérie afin « d’organiser une compagnie pour exploitation de mines de cuivre et de fer ». Le départ aura lieu à New-York le 8 février 1919.

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« To organize company for exploitation of copper and iron mines »

Nous ne savons pas où cette exploitation a eu lieu… mais une petite idée commence à germer dans notre esprit car le passeport était valide jusqu’en février 1920 et Michel Vallet, dans son ouvrage cité supra, nous indique que la Famille Lawrence-Rivarès s’est installée aux Pontils, après avoir acheté le Moulin à Louis Gallibert, aux alentours de 1921.

Je doute fort que Louis Bertram Lawrence soit rentré aux USA après avoir quitté New-York le                   8 février 1919. Le fait qu’il ait voyagé, vraisemblablement accompagné de sa mère et de sa grand-mère puisque celles-ci résideront jusqu’à leurs décès respectifs en France avec lui, plaidant pour un départ définitif et une ferme intention de s’installer en France.

Second point non négligeable, sur la même demande de passeport (N° de certificat 61415 – US passport application) nous pouvons noter quelques mentions relatives aux personnes et sociétés étrangères que le demandeur désirait visiter.

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« Names of firms abroad which applicant expects to visit »

Parmi celles-ci nous remarquerons le nom de Mr George H. THURSTON (8 Old Jewry, London, England) ainsi que de la Consolidated Gold Fields of S.A (même adresse).

George Thurston fut associé à la Consolidated Gold Fields of SA où il était ingénieur en chef de la « Simmer and Jack Gold Mining Company ». Ces activités minières se tenant principalement en Afrique du sud (G.Thurston avait participé à la guerre des Boers).

La C.G.F of S.A était une exploitation minière d’or britannique. Fondée en 1887 à Londres pour financer les filons d’or découverts dans le Transvaal. Après 1945, la société a acquis des mines aux USA et en Australie.

Il est intéressant de noter la mention « which applicant expects to visit » en haut de page.                 Louis Lawrence avait donc comme projet de rendre visite à ces diverses sociétés après son départ des U.S.A et alors qu’il indiquait résider en France.

Il ne s’agissait donc pas d’une poursuite de ses activités d’ingénieur aux USA mais bien d’un projet à mener en France

Parmi les autres firmes citées se trouvent une banque située en Inde (Turner Hoare ans Co), une entreprise italienne de matériel électrique fondée en 1891(Ercole Marelli and Co) spécialisée dans les gros équipements électriques, moteurs de locomotives, transformateurs, centrales électriques, ventilation etc… la banca Commerciale de Milan en Italie et la Sté Fernand Velge, entreprise d’exploitation de carrières de porphyre de Bruxelles basée à … Lessines ( !).

De fait, il semble que Louis B. LAWRENCE ait quitté définitivement les Etats-Unis (accompagné de sa mère et sa grand-mère) avec un projet bien précis, nécessitant un financement solide et un équipement adapté à l’activité qu’il désirait entreprendre.

Je pense, à ce stade de mes investigations et sans vouloir trop « broder », qu’il comptait exploiter une ou des mines dans le secteur de son domicile de Peyrolles.

La mention des carrières de porphyre de Belgique demeure quant à elle assez intrigante si on la place dans le contexte de la carrière de marbre, abandonnée, située non loin du menhir des Pontils et dont les pierres extraites auraient servies, selon la légende, à construire un temple souterrain.

 

Cependant, si le fait de vouloir exploiter une mine dans le secteur des « deux Rennes » demeure une hypothèse plausible et relativement « logique », rien n’explique en revanche le projet de Louis Lawrence relatif au tombeau qui se trouvait sur son terrain des Pontils.

Certes, Louis Gallibert avait « démonté » l’ancienne tombe mais, sur l’éminence rocheuse et à l’écart où elle se trouvait située, la fosse vacante ne présentait ni danger, ni offense à l’esthétique…

Si l’on veut bien admettre que Lawrence désirait absolument réemployer la sépulture (ce qu’il fera de façon fort étrange par la suite) comment expliquer le choix, en 1932, d’un tombeau étant la copie-conforme de celui figurant sur la deuxième version des « Bergers d’Arcadie » de Nicolas Poussin.

Car, après tout… c’est bien cela le cœur du problème et de nos interrogations.

D’ailleurs Michel Vallet/Pierre Jarnac l’indique bien à la page 420 de son ouvrage :

« Un fait est pourtant indéniable : Mr Lawrence a bien fait construire un tombeau en tous points exacts avec celui représenté par Poussin sur son tableau. Il n’est pas possible qu’il est, dès lors, ignoré les Bergers d’Arcadie »

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Le maçon BOURIEL devant le tombeau

 

Qui peut avoir suggéré le thème de l’Arcadie à Louis Bertram Lawrence ? Quel rapport avec l’exploitation de mines (ou de cavités) du secteur ? Pourquoi ces mentions et renseignements erronés sur les pièces administratives américaines ? Que cherchait vraiment L.B Lawrence dans le secteur des Pontils ? Ces réponses resteront pour le moment en suspens… j’espère que nous en aurons un jour les réponses.

Une chose est certaine pour moi… Louis Lawrence est un acteur à part entière de cette énigme et l’un des intermédiaires permettant de relier les découvertes des prêtres du 19° à la réactivation de l’affaire dans les années 1960… bien qu’il fût, à mon sens, ignoré du trio Plantard/De Sède/Chérisey, tout du moins au début de leur « montage ».

Mais alors… pourquoi ce titre : « Louis Bertram Lawrence…un Frère d’Amérique » ?

Pour accrocher l’attention, pour faire « ésotérique »… mais également parce-que, au cours de mon enquête, j’ai découvert une signature de l’intéressé qui m’a étonnée car parsemée de trois points.

Elle figure sur la fiche de recensement du 2 octobre 1918 établie par le Vice Consul US au Panama (celle où Lawrence indique avoir servi dans la Légion Etrangère).

Cela reste anecdotique certes mais, dans le contexte de l’énigme des « deux Rennes », je trouve le détail « piquant ». Nul doute qu’il sera de nature à éveiller l’attention de tous les chercheurs qui sont persuadés qu’un réseau occulte veille sur le « Grand Secret » et apportera, encore, un peu plus de mystère à cette belle aventure.

 

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Aronnax, en Terre Sacrée de Bretagne, le jour du Solstice d’été 2016.

 

 

NICOLAS FOUQUET


Né à Paris en 1615. Mort à Pignerol en 1680, Nicolas Fouquet, vicomte de Vaux, Marquis de Belle-isle, conseiller au parlement de Metz. Il est nommé surintendant général des finances. Il accumule une fortune colossale, fait construire le château de Vaux-le-Vicomte ( 1656 - 1658 )
Louis XIV le fait arrêter en septembre 1661.
La chambre de justice le condamne au bannissement perpétuel et à la confiscation de ses biens en 1664.
Louis XIV transforme la peine en emprisonnement à perpétuité.

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De  Monfreid  à  Leblanc  en  passant  par  Fleury

Le lien Ernest CROSS / Famille De MONFREID a été clairement mis en évidence dans l’étude détaillée et très documentée de Philémon.

De fait, la connexion Henry de Monfreid-Robert Charroux via le « club des chercheurs de trésors » constitue la piste la plus sérieuse pour expliquer l’apparition soudaine d’un aspect de l’affaire des deux Rennes, puis dans un premier temps sa communication par Gérard de Sède et enfin sa propagation  orchestrée de main de maître par Pierre Plantard aidé en cela de Philippe de  Chérisey.

Philémon évoque également, dans son exposé, via Victor SEGALEN, un certain Gilbert de Voisins ; en fait il s’agit d’Auguste GILBERT de VOISINS.  

Il se trouve que ce dernier est un descendant lointain de la famille De Voisins ayant détenu les territoires de Rennes et environs à la suite de la croisade contre les Albigeois… élément peut-être à creuser ? J’ai exploité en ce sens quelques renseignements glanés sur Wikipédia, vous les trouverez ci-après.

En revanche, c’est par Victor SEGALEN, (que Philémon a justement cité comme fréquentation de « Géo » De Monfreid), que je me propose de vous faire part du fruit de mes recherches et établir, peut-être, un lien entre le binôme De MONFREID / SEGALEN et Maurice LEBLANC… je m’explique.

J’ai détaillé dans cette étude quelques éléments biographiques qui attestent bien des liens amicaux existant entre Georges-Daniel de Monfreid et Victor Segalen, liens évoqués par Philémon…

Mais j’ai également procédé le la même manière en proposant d’autres éléments de même type mettant en évidence d’autres liens amicaux existant entre Victor SEGALEN et le Docteur Maurice de FLEURY qui était lui-même un ami intime de Maurice LEBLANC.

Première articulation - MONFREID / SEGALEN / GILBERT de VOISINS

Georges-Daniel De MONFREID

 

Né à New York (14/03/1856) de Marguerite Barrière, dite Caroline de Monfreid (Le nom « Caroline de Monfreid » apparaît pour la première fois sur le passeport américain délivré à Marguerite Barrière pour son voyage aux États-Unis où elle suit son amant. « Monfreid » découle vraisemblablement du nom de sa mère, Anne Fonfred. Daniel Grandclément, L'Incroyable Henry de Monfreid, Éditions Grasset & Fasquelle, 1990, p. 14-15), et de Gideon Reed, courtier en diamant de Boston qui fut longtemps représentant de la firme Tiffany & Co. en Europe. George de Monfreid, qui prendra plus tard le pseudonyme de George-Daniel, passe son enfance dans la propriété maternelle de Saint-Clément à Corneilla-de-Conflent dans les Pyrénées.

Indépendant de fortune grâce à ses parents, George-Daniel, après avoir raté son baccalauréat, s'oriente vers la peinture et suit des cours à l'Académie Julian à Paris. Il devient l'ami de nombreux artistes et poètes dont Paul VerlaineVictor Segalen, Aristide Maillol, et surtout Paul Gauguin dont il deviendra le confident. Il a fait un portrait de Victor SEGALEN souvent présenté comme une référence sur le plan de la ressemblance.

Décède le 26/11/1929, à 73 ans, à Comeila de Conflent.

Victor  SEGALEN

né le 14 janvier 1878 à Brest et mort le 21 mai 1919 à Huelgoat, est  un médecinromancierpoète, ethnographesinologue et archéologue français.

Lors d'une mission de La Durance à Atuona (Ile Hiva-Oa) aux îles Marquises qui devait ramener à Tahiti les bagages de Paul Gauguin décédé trois mois auparavant et inhumé au cimetière du Calvaire, il a l'occasion d'acheter aux enchères le 3 septembre des bois sculptés, la palette du peintre et ses derniers croquis qui seraient, sans lui, partis au rebut, à l'image du tableau intitulé « Village breton sous la neige » qu'il rapporte en France. Il dira plus tard « Je n'aurais pas pu comprendre cette terre sans être confronté aux croquis de Gauguin ». Il confie ce tableau au peintre George-Daniel de Monfreid, ami de Gauguin, pour terminer les coins laissés inachevés.

L'écrivain se rend à Paris en juillet 1913 , sa femme Yvonne enceinte restant à Tientsin, pour préparer une mission archéologique officielle avec Gilbert de Voisins. Il en repart le 17 octobre 1913 avec Gilbert et Suzanne Hébert en passant par Moscou pour prendre le transsibérien. Ce sera l'expédition "Segalen-Lartigue-de Voisins", consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han qui doit parcourir la Chine suivant une grande diagonale du Nord-est au Sud-ouest soit 6000 km. Son troisième enfant, Ronan Segalen, nait le 1er novembre 1913 à T'ien-Tsin (décédé en 2006).

Il découvre le 6 mars 1914 la statue la plus ancienne de la statuaire chinoise (un cheval dominant un barbare). Cette étude sur la sculpture chinoise ne sera publiée qu'en 1972 (Grande Statuaire chinoise).

 

Víctor SEGALEN (1878-1919) : Introduction biographique  par le Docteur Michel VALENTÍN

Extrait 1 :

« Les deux années suivantes, coupées de quelques troubles de santé, l'engagent peu á peu vers l'étude des maladies mentales et leurs rapports avec la littérature. II hésite entre plusieurs sujets de thèse, tous plus ou moins lies aux lettres ou aux arts, sur Wagner, sur l'ancienne Egypte, pour finalement en préparer une, axée sur les hommes de lettres du XIXe siècle : « Les cliniciens es lettres », qu'il soutient brillamment le 29 janvier 1902, sous la présidence du professeur Morache. L'étape est capitale car, lors de la préparation de sa thèse, il a pris contact, á Paris, avec Rémy de Gourmont, Brieux, Catulle Mendés, Max Nordau et le psychiatre Maurice de Fleury, et il a revu Huysmans. Depuis 1898, il s'est lié avec Saint-Pol-Roux, puis bientôt avec Georges-Daniel de Monfreid, et ses amitiés avec des amis de Gauguin l'orienteront… »

Extrait 2 :

De ses trois séjours en Chine et de son œuvre alors, on vous parlera longuement. Je ne trace donc qu'une courte esquisse. Interprète de la Marine, il peut être détaché deux ans, pour se perfectionner dans la langue, auprès de l'ambassade de France á Pékin, où il arrive le 12 juin 1909. A Tien-Tsin, il va voir Paul Claudel. Gilbert de Voisins, que Claude Farrère lui a fait connaître, le rejoint, et tous deux commencent une grande expédition vers le fleuve Jaune et le fleuve Bleu. C'est la que Segalen retrouve sur une canonnière celui qui deviendra un de ses plus chers amis, Jean Lartigue …»

 

Lettres inédites de Victor SEGALEN par Anne JOLY-SEGALEN et Gabriel GERMAIN – Annales de Bretagne – 1964

Extrait 1 – page 440.

« Paris , minuit, 12-13 novembre 1907 : « …diner rapide place Saint-Michel, puis soirée chez les Monfreid, en agrandissement. J’ai lu a première partie du « maître du jouir », Monfreid emballé etc… »

Pour information

Auguste, 4° Comte Gilbert de VOISINS

Né le 7 septembre 1877 – Mort le 8 décembre 1939.

Auguste Gilbert de Voisins passe son enfance en Provence, vient à Paris en 1898 et entreprend des voyages en Europe, en Afrique du Nord, puis au Sénégal et au Dahomey.

En 1909, il accompagne Victor Segalen à Pékin, d'où ils partent à cheval pour un voyage de dix mois en Chine occidentale. Tous deux repartent en Chine en 1913, accompagnés de Jean Lartigue, pour une mission archéologique, interrompue par la Première Guerre mondiale.

Auguste Gilbert de Voisins se consacre ensuite à la littérature. Il participe au club des longues moustaches, puis épouse, en 1915, Louise de Heredia, fille de José-Maria de Heredia, divorcée de Pierre Louÿs dont il avait été l'ami depuis 1897.

 

Famille Gilbert De Voisins (Ile de France)

Origines 

Le lien du sang entre les Gilbert de Voisins d'Île-de-France et de Franche-Comté, et les de Voisins du Languedoc n'est pas certain, mais les deux familles ont possédé la seigneurie de Voisins.

Alliance entre les de Voisins et les Gilbert (XIVe siècle - XVIIe siècle)

Au début du xive siècle, Guillaume de Voisins est écuyer et seigneur de Voisins et de Damiette dans les Yvelines. Il a une fille prénommée Madeleine. Celle-ci épouse, vers 1320, Jacques Gilbert, écuyer, seigneur de Mauger et de Planigny, seigneuries de l'actuelle Haute-Saône. Les domaines des deux familles Gilbert et de Voisins se lient mais le patronyme Gilbert de Voisins ne sera adopté par un descendant que bien plus tard, possiblement au xviie siècle.

Derniers héritiers

Il demeure encore probablement encore une descendance des familles de Voisins et Gilbert de Voisins inconnue en Guadeloupe, en Île-de-France ou dans le Languedoc. Certains descendants illustres de la famille Gilbert de Voisins sont connus, notamment Auguste Gilbert de Voisins, né en 1877 et mort en 1939, écrivain récompensé par le Grand Prix de Littérature de l'Académie Française en 1926. Les identités des 5e et (peut-être) 6e comtes ne sont pas connues mais Auguste fut marié à Louise Heredia (décédée en 1930) dont il eut au moins un enfant.

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Deuxième articulation SEGALEN / De FLEURY / LEBLANC

 

Victor SEGALEN / Maurice de FLEURY

Victor Segalen considérait le Docteur Maurice de Fleury (alias Horace Bianchon – Médecin spécialisé en psychiatrie, homme de lettres 1860-1931) comme une « sorte de pont reliant la médecine et la littérature ». Lors de la préparation de sa thèse de médecine « l’observation médicale chez les écrivains naturalistes » (qu’il soutiendra brillamment le 29/01/1902), Segalen pris contact à plusieurs reprises avec le Docteur de Fleury.

Dans l’article intitulé « Lettres inédites de Victor Segalen » de Anne JOLY-SEGALEN et Gabriel GERMAIN paru dans les « Annales de Bretagne » (volume 71 - N°3 - 1964) on peut noter les passages suivants :

Page 430 – lettre à sa mère : « Paris – Mardi 19 novembre 1901. … l’après-midi, visite au Docteur de Fleury, médecin à la mode des Intellectuels (en note de fin de page il est mentionné que Maurice de Fleury est un ami de Huysmans).

Page 431 « … tous charmants, De Fleury m’engage vivement à continuer d’écrire dans le genre médico-littéraire ».

Lettre à ses parents : «  Paris, vendredi 22 novembre 1901. Le soir de mon arrivée je voyais Maurice de Fleury, le médecin des grands intellectuels qui me fit causer et m’offre une place dans sa loge aux Variétés ».

Page 437 – Lettre à une certaine « Mavonne ». « 9 octobre 1907. A une heure et demie, de Fleury. Très aimable et très pressé comme toujours… joue au médecin consultant accablé. Je n’ai vu personne dans son salon mais ça fait bien. » 

Page 441 – Lettre à « Mavonne » : « Paris, Mercredi 13 novembre 1907… de là, chez De Fleury, ultra-simili-pressé. Il m’impose deux ouvertures de sa main chez Daudet qu’il tutoie… »

Enfin, signalons chez « Sotheby’s », en 2014, la vente (7.500 euros) d’un exemplaire des « Immémoriaux » de Max-Anély (pseudonyme de Victor Segalen) comportant la dédicace suivante : « 

Au Docteur Maurice de Fleury, en toute vraie reconnaissance et admirative sympathie. Max-Anély ».

Maurice de FLEURY / Maurice LEBLANC

Les extraits cités ci-après sont tirés du livre de Jacques Derouard : « Maurice Leblanc. Arsène Lupin malgré lui ». Biographie. Librairie Séguier 1989.

Page 137 - « Bien d’autres hommes de lettres connus au Gil Blas seront ses amis : Jean Ajalbert, à qui il dédiera l’un de ses contes, René Maizeroy, Maurice de Fleury ».

 

Page 195 – « On voit parfois, villa Dupont, le docteur Maurice de Fleury « mon Maurice III » comme l’appelle Georgette (Leblanc) pour le distinguer de son frère et de son amant (Maurice Maeterlinck). Maurice Leblanc admirait le Docteur Maurice de Fleury, alors l’intime de nombreux hommes de lettres comme Zola ou Daudet. Il le rencontre souvent dans les salons parisiens. Il admire sa « parole facile, chaude, aidée de petits gestes précis » (Maurice Leblanc – Un médecin psychologue).

Page 289 – « Maurice Leblanc, bien sûr, vint souvent voir les ruines de la célèbre abbaye (Saint-Wandrille) notamment en compagnie du docteur Maurice de Fleury. »

Page 511 – « Maurice s’intéresse aux problèmes médicaux. On se souvient de son intérêt pour les travaux de Maurice de Fleury, qu’il met en scène dans le « Prince de Jéricho » sous les traits du docteur Chapereau. »

Conclusion :

S’il semble très probable que Henri de Monfreid, par l’intermédiaire du club des chercheurs de trésors, ait été « l’informateur » de Robert Charroux au sujet le « l’affaire Saunière », ce que Philémon a brillamment démontré dans son étude, il est fort possible également, au vu des éléments développés supra, que son père Georges Daniel de Monfreid ait communiqué bien auparavant, à certaines personnes appartenant à la mouvance littéraire parisienne (et plus particulièrement à Victor Segalen) certains éléments de « l’affaire des deux Rennes » obtenus auprès de son ami Ernest Cros.

De plus, ces informations étant « de première main », puisque reçues directement par « Géo » de Monfreid, elles avaient l’avantage de ne pas être déformées ou transformées par le fils qui n’a, quant à lui, peut-être pas eu le loisir d’être présent en totalité lors des « conversations » entre son père et Segalen ou même, peut-être, pas été en capacité de les comprendre.

Il est logique que le Docteur Maurice de Fleury… ami à la fois de Segalen et de Maurice Leblanc puisse, de fait, être considéré comme un « intermédiaire potentiel » dans le cadre de la transmission du secret. L’évocation d’un dépôt ou, tout du moins, d’un mystère historique dans le Razès effectuée de manière très ésotérique par Maurice Leblanc, selon moi, à partir de 1919 (date de la parution de « L’ile aux trente cercueils ») ayant ainsi précédé la résurgence de l’histoire dans les années 1960.

Je pense que « L’ile aux 30 cercueils » constitue le premier roman « à message » de Leblanc même si, d’emblée, « Arsène Lupin gentleman cambrioleur » (1907) annonce la connaissance par l’auteur d’une énigme connue de l’abbé Gélis.

Les ouvrages « Dorothée danseuse de corde » (1923) « La comtesse de Cagliostro » (1924), « La demoiselle aux yeux verts » (1927), et surtout « La barre-y-va » (1931), sont les romans les plus « axés » vers l’existence d’un « grand secret » qu’il convient de découvrir selon des codes bien définis et surtout en fonction du choix précis du personnage qui doit le découvrir.

Dans le chapitre « l’Epoque de Victor » de sa magistrale biographie de Maurice Leblanc, Jacques Derouard (qui a interrogé de nombreux proches de l’auteur et en particulier son fils Claude) met bien en évidence que le romancier puise à des sources historiques anciennes pour composer ses récits.

Il cite ainsi, page 527, le passage d’une interview de Leblanc au « Petit Var » dans lequel l’écrivain donne une analyse intéressante de ces récits et indique : «… en littérature, on ne prévoit jamais ce que l’on doit faire : ce qui vient de nous se forme en nous et nous est souvent une révélation à nous-mêmes. Il s’agit dans le cas d’Arsène Lupin de l’intérêt que présente la liaison du présent dans tout ce qu’il a de plus moderne, avec le passé, surtout historique ou même légendaire »  

Page 528 le biographe cite directement Arsène Lupin qui nous dit, dans « La Demeure Mystérieuse » : « On se trouvait en face d’un de ces problèmes où le présent ne s’explique que par un passé déjà lointain… et ces problèmes, tant de fois, m’ont captivé !»

N’oublions pas enfin que durant la « belle époque », le milieu littéraire et artistique parisien côtoie celui des ordres initiatiques et que Joris Karl HUYSMANS et Jules BOIS étaient respectivement amis et proches de Victor Segalen, Maurice de Fleury et Maurice Leblanc. Jules Bois ayant entretenu une liaison prolongée avec Emma Calvé… soit dit en passant, anecdote bien pratique pour évoquer un lien qui n’était pas avéré entre les « artistes parisiens » du début 20° et le village de RLC.

Rose-Croix, Martinisme, Golden Dawn, Société Théosophique etc… constituaient, en outre, des courants susceptibles d’agréger en leurs cercles des personnages pouvant s’intéresser à l’énigme qui nous occupe… le trio Gérard de Sède, Pierre Plantard et Philippe de Chérisey n’a  d’ailleurs pas laissé passer l’occasion de les mettre en avant.  

Parmi eux… je retiendrai tout particulièrement, pour en terminer avec cette étude, le néo-druide Philéas LEBESGUE (26/11/1869-11/10/1958), cité dans l’une des lettres de Victor Segalen et ayant collaboré de 1928 à mars 1942 à la revue « Atlantis » fondée par Paul LE COUR.

On doit à P.LEBESGUE le livre : « L’héritage intellectuel de Virgile au Portugal et en France »… mais cela constituera pour moi l’objet d’une autre recherche.

 

Aronnax, le dimanche 5 juin 2016, en terre sacrée de Bretagne

Le Secret du « Guerchin » ou le début du mythe Arcadien

 

Le premier tableau faisant référence au mythe de l’Arcadie semble être celui de Giovanni Francesco BARBIERI dit « Le Guerchin », c’est la première version des bergers d’Arcadie et il a pour titre « et in arcadia ego ». Je considère, pour cette étude, que ce peintre constitue la genèse de « l’affaire ».

La toile aurait été composée entre 1618 et 1623… les avis des experts divergent selon les sources… ce hiatus portant sur cinq années pourrait avoir son importance dans le développement de mon propos, je préfère le signaler à l’avance.

Par la suite, plusieurs autres œuvres évoquant le sujet seront composées, notamment par Nicolas POUSSIN (1° version 1630 et 2° version 1640), Giovanni Benedetto CASTIGLIONE, Hubert ROBERT (1789). Je ne retiendrais que ces trois peintres car ils seront, de près ou de loin, liés à POUSSIN et, de fait, au Guerchin.

Le créneau de temps au cours duquel le Guerchin composa son tableau « fondateur » m’a conduit à  rechercher un fait historique important, pouvant s’être déroulé  au cours de la même période, et susceptible de constituer une tentative d’explication à l’émergence du mythe Arcadien.

La prise de la bibliothèque Palatine d’Heidelberg par les troupes catholiques durant la guerre de Trente ans pourrait être une piste intéressante…

La bibliothèque d’Heidelberg

La bibliothèque palatine d’Heidelberg a longtemps été la plus riche et la plus célèbre d’Europe ; on l’appelait « la mère des bibliothèques »… elle à longtemps supplanté celle du Vatican.

(Source : L’Institut – Bulletin scientifique, volume 6, p. 191/192 – Titre : paléographie, notice sur la bibliothèque d’Heidelberg).

L’université d’Heidelberg avait été fondée en 1346 par l’électeur palatin Robert le Vieux. Elle contenait une collection précieuse de livres latins, grecs, hébreux, chaldéens, français, allemands etc…

Tous les livres confisqués aux Juifs chassés de la ville en 1391 y avaient été déposés.

En outre, l’université fit l’acquisition de la bibliothèque du couvent de Sponheim que l’abbé Trithème avait constituée à grands frais et qui passait, à juste titre, pour l’une des plus riches d’Allemagne en manuscrits rares et anciens.

Parmi la liste importante des responsables du fonds, deux bibliothécaires d’Heidelberg méritent d’être cités : Johannes REUCHLIN (1455 – 1522) et Jean GRUTER (1560 – 1621).

 

 

Le transfert des livres : Heidelberg / Vatican

En 1619, Frédéric V, l’électeur palatin (protestant) est élu Roi de Bohême en remplacement de Ferdinand de Habsbourg (catholique) devenu empereur sous le nom de Ferdinand II.

Frédéric V risquant de faire basculer la majorité des électeurs impériaux du côté de la Réforme et préparant en outre une révolte contre l’Empereur, le Pape et les Habsbourg (notamment d’Espagne) fondent la Ligue des princes catholiques qui est conduite par le Duc de Bavière Maximilien Ier.

 

Le Comte de TILLY  la commande… c’est le début de la Guerre de Trente ans (qui se terminera par le traité de Westphalie en 1648).

Pour une raison qu’il reste à expliquer, Grégoire XV (Alessandro LUDOVISI), qui fut Pape de février 1621 à juillet 1623, voulait absolument récupérer tout ou partie (cela reste à démontrer) de la bibliothèque palatine (Source : « des musées au dessus de tous soupçons » – André Golb 2007).

Pour cela, aidé de ses deux principaux conseillers, son neveu le Cardinal Ludovico LUDOVISI et le Cardinal Giulio ROSPIGLIOSI, ils chargent le Nonce Giovanni GUIDI di BAGNO de les représenter auprès de l’Infante d’Espagne Isabel (une autre Habsbourg), à Bruxelles (les Pays-Bas sont à la couronne d’Espagne), car l’Espagne est la puissance « morale » dominante lors du conflit.

Le 26 février 1622, le Cardinal LUDOVISI écrit à BAGNO que, lorsqu’Heidelberg tombera aux mains de l’armée catholique, « il faudra veiller à sauver la bibliothèque palatine qui sera nulle part mieux conservée que dans la bibliothèque vaticane, pour le plus grand bien de l’église et des professeurs de belles lettres ».

16 juillet 1622 : siège d’Heidelberg par la ligue.

16 septembre 1622 : TILLY s’empare d’Heidelberg et de sa fabuleuse bibliothèque.

Entre temps, le Pape annonce à l’Infante Isabelle qu’il enverra un homme de confiance lors de la prise de la bibliothèque « spécialement dans ce but » ajoutant que « celui qui sera chargé du choix des livres » ira la trouver. Le Docteur Leone ALLACCI sera cet « homme de confiance ».

Il semble que Grégoire XV soit, en ces moments cruciaux pour la religion catholique, plus préoccupé par la récupération de certains livres que par la défaite des réformés et le retour de la « vraie foi ».

Le 27 septembre 1622, le Duc de Bavière annonce qu’il fait présent de la bibliothèque Palatine au Pape… au grand dam du dernier bibliothécaire Jean GRUTER (ou GREUTER), un flamand, historien et philologue réputé.

Décembre 1622, le Comte de TILLY fait fabriquer des caisses avec du bois de récupération et le « sac » de la bibliothèque commence. 196 caisses sont remplies et un catalogue dressé… le Docteur ALLACCI supervise les opérations et choisit les livres.

15000 ouvrages seront ainsi « emportés ». Le 14 février 1623, 50 chars à bœufs prennent la direction de Rome.

Lorsque le convoi arrive à Rome, au cours de l’été 1623, Grégoire XV est mort… c’est le pape Urbain VIII (Maffeo BARBERINI) qui est désormais Souverain Pontife (jusqu’en juillet 1644).

La réception des livres sera faite sous le regard attentif de son conseiller, et propre neveu, le Cardinal Francesco BARBERINI… celui-ci deviendra responsable de la bibliothèque vaticane de 1626 à 1633 puis sera remplacé à cet office par son frère Antonio (responsable jusqu’en 1646).

Le collaborateur intime d’Urbain VIII sera le Cardinal Giulio ROSPIGLIOSI, qui sera Pape de juin 1667 à décembre 1669 sous le nom de Clément IX.

Entre temps, le nonce Giovanni BAGNO sera fait Cardinal… pour services rendus.

Le Docteur Leone ALLACCI deviendra, lui, « garde » de la bibliothèque du Vatican à partir de 1661.

Personnages « gravitant » autour de la bibliothèque palatine puis vaticane

Abbé Jean TRITHEME (1462-1516)

A constitué la bibliothèque de Sponheim où figuraient des manuscrits très anciens… fonds récupéré plus tard par Heidelberg.

Célèbre pour ses découvertes en cryptologie. A travaillé sur la « stéganographie » (art de la dissimulation).

En 1480, à Heidelberg, a créé la « Confrérie Celtique » (Sodalitas Celtica) dont faisaient partie  Johannes REUCHLIN, Rudolph AGRICOLA, Jean de DALBERG, Rodolphe HUESMAN.

Johannes REUCHLIN (1455-1522)

Gardien de la bibliothèque palatine d’Heidelberg.

Membre de la Confrérie Celtique de l’abbé Trithème.

Humaniste, un des rares kabbalistes non-juif à avoir lu la Guémara et le Zohar dans le texte.

Fit connaître les fondements mystiques des « Oracles Chaldéens », « texte considéré par presque tous les néo-platoniciens comme une autorité sacrée » Serge Hutin –Robert Fludd.

Robert FLUDD (1574-1637)

Rosicrucien reconnu et revendiqué. A étudié « à fond » dixit Serge Hutin REUCHLIN et TRITHEME.

« Précepteur » ou, tout du moins, proche à une certaine époque de Charles 1er de Guise, 4° Duc de Lorraine (1571-1640) auprès duquel il restera jusqu’en 1620 si l’on en croit Patrick FERTE.

Charles de Lorraine avait épousé en 1611 Henriette Catherine, Duchesse de Joyeuse, Baronne de Couiza, Arques,Esperaza etc… Le couple dut s’exiler en Italie de 1630 à 1640, date de la mort de Charles de Lorraine. Son épouse revint en France en 1643.

Robert FLUDD après avoir rencontré Jean GRUTER à Rome se lia étroitement avec lui (Robert FLUDD – Serge HUTIN Omnium littéraire 1971).

Jean GRUTER ou GREUTER (1560-1627)

Philologue et historien . Ami de FLUDD. Dernier bibliothécaire protestant d’Heidelberg avant le transfert des livres « choisis » au Vatican.

 

Hypothèses – Théories – « Salmigondis Aronnaxum »

Ce qui suit n’est qu’une simple théorie… basée sur le plan rationnel par les éléments cités supra auxquels il convient d’ajouter de simples cogitations relevant du « mental intuitif »… concept purement métaphysique dont parle Einstein.

Entre 1610 et 1622… une découverte extraordinaire est faite parmi le fonds unique que recèle la bibliothèque d’Heidelberg… par Jean GRUTER le bibliothécaire ? Profitant de recherches ou de trouvailles antérieures de Johannès REUCHLIN (ancien bibliothécaire) et l’Abbé TRITHEME ?

Découverte capitale, susceptible de causer un choc majeur dans le monde occidental sur le plan religieux ou politique (je pencherai pour le religieux). Ce « Grand Secret » est localisé sur le territoire des deux Rennes (supputation totalement subjective et non étayée à ce jour… je le reconnais).

GRUTER, dépassé par ce qu’il a découvert, partage le secret avec Robert FLUDD, rosicrucien renommé et avec qui il est lié. Celui-ci en fait part à son ami Charles de Lorraine… époux de la Duchesse de Joyeuse, propriétaire de l’ensemble des terres où serait situé le dépôt sacré.

FLUDD, rose-croix, dévoile également le secret à Giovanni Francesco BARBIERI, le Guerchin, puisque l’on sait maintenant, de manière indéniable (cf. croquis du « Maître géant ») que le Guerchin était au fait de la symbolique maçonnique des premiers âges… il ne pouvait pas ne pas avoir rencontré FLUDD à Rome alors que les « initiés » fréquentaient les « Loges premières ».

A un moment ou a un autre, vraisemblablement par le Guerchin, Le Vatican est prévenu de la découverte… ce qui incite le Pape Grégoire XV et LUDOVISI à «récupérer» les documents compromettants. La guerre de Trente ans et la prise du Palatinat offriront une occasion inespérée (je n’ose penser que cela puisse avoir été la cause première…)

Le Guerchin est déjà « dans la boucle » ; il a été appelé à Rome par le Pape Grégoire XV dès 1621 pour peindre la Marie-Madeleine du Vatican. Ludovico LUDOVISI lui ayant commandé la « vision de Saint-Jérôme » au préalable (tableau qui sera, à l’instar de la 2° version des bergers de POUSSIN, récupérée en 1685 pour la collection de Louis XIV)

Grégoire XV ne profitera pas du sac de la bibliothèque palatine… en revanche, le pape Urbain VIII, la famille BARBERINI et le conseiller-cardinal Giulio ROSPIGLIOSI prendront le « dossier » en main et ils le garderont jusqu’en 1669 au moins.

Le tableau « et in arcadia ego » du Guerchin sera donc la première pièce du puzzle. Je sais qu’il peut-y avoir un hiatus au sujet de la date de composition de cette œuvre majeure puisqu’elle est datée entre 1618 et 1622 par certains experts et entre 1621 et 1623 par d’autres.

Pour le premier créneau, cela voudrait dire que le Guerchin aurait exécuté l’œuvre-clé avant la prise d’Heidelberg et qu’il était bien l’un des premiers à connaître le « secret »… le Vatican suivant la marche.

Pour le second créneau, le tableau pourrait être une commande vaticane pour commencer le cryptage de l’affaire.

De toutes les façons, ainsi que l’indique justement P.MERLE qui semble faire autorité en matière d’expertise, il est impossible de dater un tableau du XVII° siècle à la décennie… et donc encore moins à l’année. Donc il sera difficile d’établir la date de composition du premier tableau EIAE ainsi que du croquis « pré-maçonnique ».

Je pense, pour ma part, que le tableau « fondateur » du Guerchin fut commandé par les BARBERINI… ne serait-ce que par la présence de l’abeille sur le crâne… en relation discrète avec les armoiries des BARBERINI. Sous forme métaphorique ou symbolique cela signifierait que les BARBERINI sont au plus près du secret…

armoirie

Par la suite, Le Guerchin communiquera le « secret » à Nicolas POUSSIN et lui passera le témoin (peut-être faisaient ils partie de la même « confrérie » pré-maçonnique). Le Guerchin retournera à Bologne

Ce sera la première version des bergers de POUSSIN vers 1630 (qui partira en Angleterre) puis la seconde vers 1640 (cette toile « de référence » serait une commande de Giulio ROSPIGLIOSI futur pape).

Entre le décès d’Urbain VIII-BARBERINI (1644) et l’élection de Clément IX-Giulio ROSPIGLIOSI (1667) le thème arcadien sera vraisemblablement mis en sommeil, tout du moins à Rome.

Certains membres de l’Académie Arcadienne de la Reine Christine de Suède pourront avoir été « dans le secret »…

La « réactivation » du thème arcadien sera le fait de Hubert ROBERT et Etienne de LA VALLEE-POUSSIN vers les années 1750-1760… entre temps, en France, au XVII°, certains hommes d’état auront été, plus ou moins mis au courant de « l’affaire » (les FOUQUET, COLBERT etc…) et des recherches seront opérées dans l’Aude.

Il semble que la Duchesse de Joyeuse ait-été autorisée à retourner en France après le décès de son mari sous condition d’abandonner ses terres au Roi (indication à vérifier… j’ai lu cela quelque-part mais ne retrouve plus mes notes).

Par la suite le Roi Louis XIV décidera de positionner le  méridien 0  sur la ligne de Paris… Colbert demandera au Pape Clément IX d’autoriser CASSINI (le 1er) à venir en France pour ce grand projet etc… etc… Les quatre CASSINI successifs auraient pris soin de relever l’ensemble des monuments archéologiques découverts ou répertoriés sur le parcours exact du méridien nord-sud. Constituant un dossier transmis de père en fils. Avec toutes les réserves d’usage, les 4 CASSINI auraient appartenu à la Société Angélique ou Société du Brouillard (Archives angéliques – Barret et Mitlot 1825).

 

Voilà… j’en ai terminé avec cet argumentaire qui ne vaut que pour le travail qu’il m’a occasionné.

Je suis bien conscient que seuls quelques éléments épars de ce « fatras improbable » pourront-être pris en compte sérieusement. Si cela était… j’en serais récompensé.

Merci de votre indulgence… bravo pour votre patience.

 

Aronnax, le dimanche 5 juin 2016, en terre sacrée de Bretagne

Le Mégalithe de Rennes-les-Bains - Par Gérard V. de Santis


Deux écrivains, Franck Daffos et Jean Pierre Garcia, lors de travaux de recherches effectués en 2006, sur les œuvres picturales, réalisées en 1842, par l'aumônier
" Gasc ", à Notre Dame de Marceille, ont mis en lumière un élément majeur, figurant sur deux tableaux distincts. Il s'agit de la représentation d'un mégalithe peint sur chacune de ces toiles. Chose étonnante, ces deux pierres ont la même inclinaison angulaire.

Ces auteurs ont eut l'intuition de réunir deux scènes exposées dans l'église de Rennes-les-Bains :" La crucifixion et la Piéta ". Curieusement, cet assemblage fait apparaitre l'étrange "Mégalithe ", commun aux deux toiles peintes par l'abbé " Gasc ". Selon la tradition locale, ce dernier aurait été bien informé sur la mythologie Arcadienne, liée à l'énigme codée de Rennes-le-Château.



" La providence m'a-t-elle guidé, sur le lieu où réside une des clés du rébus posé aux chercheurs depuis plus de cinquante ans ? Je ne saurais répondre à cette question. Un fait est cependant certain, ce monolithe figure en bonne place sur la carte incluse dans le livre de l'abbé de Boudet : " La Vraie Langue Celtique."

Etant en possession de la copie d'un ancien manuscrit, remontant à 1746; époque à laquelle l'abbé Antoine " Bigou " était le prédécesseur de Béranger Saunière, à la cure de Rennes-le-Château, j'ai repris cet ouvrage, afin de l'étudier à nouveau. Là, j'ai découvert le fil d'Ariane qui me conduisit directement au " mégalithe " représenté en partie sur les deux tableaux de l'église de Rennes-les-Bains... "

Le voici tel qu'il m'est apparu, le 1er Avril 2009, date à laquelle, je l'ai retrouvé.
Ce jour là, J'étais accompagné par un ami de toujours M. Thierry Lacombe, un tenace chercheur, qui s'est longuement investi dans l'affaire de Rennes-le-Château.

Photo du Mégalithe par Gérard V. de Santis ©

Travaux inspirés d''après l'ouvrage " Rennes-le-Château, le secret dans l'art ou l'art du secret " rédigé par Jean-Pierre Garcia et préfacé par Franck Daffos...


L'abbé Bigou, un document

Un " aimable correspondant ", bien connu de la communauté des chercheurs, vient de nous communiquer un élément très intéressant à propos de l'affaire de Rennes. Cela concernant l'abbé Bigou, qui fut curé de Rennes-le-Château, de 1776 à 1791.
Au préalable, il commente le document qu'il nous a fait parvenir.

- Parlant de l'abbé Antoine Bigou, curé de Rennes-le-Château,
M. René Descadeillas, dans son livre Rennes et ses derniers seigneurs (Privat, 1964 ; rééd. Pégase, 2007), p. 140, souligne qu'en septembre 1792, ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du Clergé, prit le parti d'émigrer, en même temps que d'autres confrères de la région. M. Descadeillas remémore ainsi l'exil de l'évêque d'Alet, Mgr de la Cropte de Chanterac, dont ses derniers jours s'achevèrent tristement à Sabadell, dans la banlieue de Barcelone.
Insistant sur l'âge avancé de l'abbé Bigou, M. Descadeillas se persuade néanmoins que ce brave curé " passa lui aussi la frontière dans les premiers jours de septembre 1792 ". Et que, fatalement, il mourut en Espagne, puisqu'on perd ensuite sa trace.
Par la suite, sous la Restauration, ses héritiers déposèrent un dossier d'indemnisation, espérant obtenir quelques subsides pris sur le " milliard des Emigrés ", système compensatoire mis en place par le gouvernement de Charles X, destiné à dédommager les émigrés dont les biens avaient été confisqués pendant la Révolution.
Or, l'Histoire ne s'écrit pas avec des " si " ou des " peut-être ", mais avec des preuves.
C'est ainsi qu'il vient d'être prouvé que l'abbé Antoine Bigou n'est pas mort en Espagne ; mieux, il n'a même pas quitté la France ! En fait, il est décédé, le 20 mars 1794, à … Collioure, en Roussillon, dans l'actuel département des Pyrénées-Orientales. Le lendemain, 21 mars, il fut procédé à la cérémonie funèbre en l'église paroissiale de Collioure en présence de deux prêtres et à son inhumation probablement dans le cimetière communal ; son décès fut déclaré le jour même.

Il va donc être difficile, sinon périlleux, d'expliquer désormais de quelle façon l'abbé Bigou aurait-il pu laisser derrière lui un énigmatique grimoire expliquant tout sur le secret que lui aurait confié la Marquise d'Hautpoul-Blanchefort, au seuil de la mort. Et de quelle façon serait né tel courant ésotérique à la suite de révélations qu'il aurait faite auprès de certains de ses confrères, exilés à Barcelone ou à Figuères.
Mais c'est sans illusion… Tant il est vrai qu'une fois les bornes franchies, il n'y a plus de limite !

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L'énumération des secrets connus dans les codages de l'abbé Antoine Bigou.

Secret-1 Un codage de la Stèle indique le tombeau de Marie-Madeleine à Rennes-les-Bains.

Secret-2 Le petit parchemin caché dans une fiole dans le vieux balustre de l'église de Rennes-le-Château.

Secret-3 Un codage du petit parchemin indique que la Stèle et la pierre tombale porte un secret. Quête.

Secret-4 Un codage du petit parchemin indiquait l'emplacement du trésor du roi Dagobert II prés des ruines de Favies. Cachette trouvée, cachette vide, Saunière est passé.

Secret-5 Un codage du petit parchemin indiquait l'emplacement du petit trésor de l'abbé Antoine Bigou sous la dalle dite des " Chevalier " Saunière est passé.

Secret-6 Un codage du petit parchemin indiquait la cachette de trois parchemins. Dans la moulure du meuble de la trinité.

Secret-7 Le résultat du décodage indique l'existence d'un Temple secret Templier construit sous terre et privé de lumière. De forme circulaire il a une longueur approximative de cent mètres. Son contenu, plusieurs trésors, des documents et tout ce que les Templiers devaient cacher.

Secret-8 Le résultat du décodage indique l'endroit exacte du trésor royal Wisigoth trouvé par l'abbé Bérenger Saunière. Il doit en rester une partie.

Secret-9 Le résultat du décodage indique l'endroit exacte du trésor sacré des Wisigoths dont voici les trois mots qui le désigne " VIEUX - TRESOR - TEMPLE "

Secret-10 Le résultat du décodage indique le tombeau de la Sainte Mère Marie sur la commune de Rennes-le-Château.

Secret-11 Le résultat du décodage indique l'endroit où sont emmurés des documents et un testament, probablement l'arbre généalogique de la descendance de Jésus-Christ.

Secret-12 Le résultat du décodage indique l'endroit exact du tombeau de Jésus-Christ et de ses deux fils à Rennes-le-Château.

Commentaire :
Le parchemin de " Flori ", le premier qui a été publié sur le Net est authentique, pas les autres.
Le quatrième parchemin est un faut mais ironie du sort, le texte copié est authentique.
Gaël. G. J.

Commentaire du webmaster du site-

S' il y a bien un parchemin qui est faux c'est bien celui dit Flori , puisque son auteur le reconnait , donc Gael il serait bien que vous étudiez au-moins vos classiques-

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Document communiqué aimablement
Par Alain Feral

Voici le testament du seigneur de Rennes le Chateau

Testament 1 du seigneur de Rennes le Chateau

Testament 2 du seigneur de Rennes le Chateau

Testament 3 du seigneur de Rennes le Chateau

Testament 4 du seigneur de Rennes le Chateau

Testament 5 du seigneur de Rennes le Chateau

Testament 6 du seigneur de Rennes le Chateau

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Document communiqué aimablement
Par Christian E.....t

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Visite du temple

Ce qui ressemble à un temple est situé au dessus de Rennes les Bains un petit peu plus haut que le hameau du cercle,
sa façade est orientée plein est.

Voici les photos comme promis de ce que nous surnommons le temple, imagination de l'esprit ou réalité à vous de juger.

Ce temple n'est pas encore Abou simbel

Vue de l'ensemble de ce rocher taillé par la main de l'homme.
Cette découverte à été réalisée il y a une dizaine d'années par Michel Henry dit "le Bourguignon"

Les photos sont cliquable

Il semblerai que le rocher a été taillé pour faire reculer la supposée façade de plusieurs mètres, ce qui lui confère actuellement une ressemblance de temple égyptien.

Les photos sont cliquable

Comme on peut le constater sur cette photo la taille du rocher descend a plusieurs mètres de profondeur sous la surface de la terre.
Les chercheurs à l'époque ont creusé croyant trouver une porte sur la partie centrale de la façade.
Malheureusement les fouilles furent arrêtées par la maladie suite d'un des chercheur qui malheureusement décéda deux mois plus tard

Les photos sont cliquable

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Le vieux presbytère
de Rennes le Château

D'après les archives du Conseil municipal du 16 février 1806, la toiture du presbytère est en très mauvais état :"jetez les yeux sur le couvert du presbytère qui menace ruine prochaine".

Le 18 septembre 1818 ce même Conseil écrit : "Le Maire ayant fait diligence auprès de Monsieur l'évêque, pour qu'il lui plut de désigner un "Prêtre desservant", il lui fut répondu que " le logement actuel de beaucoup insuffisant pour qu'un prêtre puisse s'y trouver d'une manière passable. Il lui faudrait un local plus décent et plus vaste"."

 D'ou l'achat d'une maison à Mr Debosque, à Esperaza.
Lors de la visite pastorale du 24 juillet 1827, le rapport signale :

"Un pallier confrontant du levant, le sol de l'église - du nord, la cour du presbytère - du Cers, Jean Rougé - du midi, la rue de la Capelle ( ou Chapelle )."

En 1832 le Conseil municipal procède à des réparations, puis le 10 août 1834 : "Achat d'un local convenable, vis à vis du presbytère pour une écurie et un pallier pour le desservant."

En 1851, nouvelles réparations.
A la visite pastorale de 1856, il est noté : "Il laisse, dit Mgr, beaucoup à désirer pour l'intérieur, la toiture est en très mauvais état; il a besoin d'être restauré, le nombre de chambres est insuffisant.


Dans celle de 1876, à la notice " Description du presbytère":
"2 pièces au rez-de-chaussé et cave.
1er étage, 2 chambres.
2e étage, comble et grenier avec une dépense.
En face du presbytère, une écurie et un grenier à foin.
Note : Il faudrait une chambre de plus et refaire les escaliers."

Le 16 mars 1879 le Conseil municipal dresse un devis pour la réparation du presbytère s'élèvent à 2046,66 frs!!, somme très importante.

Le 1er avril 1883, le Conseil municipal reconnaît l'urgence de la réparation des toitures du presbytère et de l'église et vote une somme de 947 Francs.

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Les moines de Boulbonne à la recherche
du trésor de Blanchefort


Au XIV ème siècle, déjà, on cherchait le trésor de Blanchefort !

Ainsi, Jean-Marie Vidal, dans une notice consacrée aux moines alchimistes de l'abbaye de la Boulbonne ( 1339 ) publiée en 1903 nous raconte les déboires qu'éprouvèrent quatre moines de Boulbonne, près de Pamiers, par trop naïfs, ne rêvant que ( de lingots d'or cachés) et ( de cavernes enchantées ) , sous la conduite de leur mauvais génie, un clerc de Rieux, Guillaume, (bâtard de Mosset ), qui leur avait appris que ( près de Limoux ) un trésor infini était caché sur une ( montagne mystérieuse ), sous la surveillance d'une fée. Dans un rendez vous clandestin à la porte du monastère, on se concerte, en s'engageant à taire le projet à quiconque. On convient de se procurer une statuette de cire, faite à l'image de la fée recéleuse. On la baptisera, et on la forcera à parler en la poignant à l'endroit du coeur. Elle dévoilera le secret de la grotte.

Le complot est en bonne voie, le bâtard de Mosset fait l'acquisition de la poupée. Pierre Garaud, bourgeois de Pamiers, la cache pendant quelques temps chez lui. Le moine Raymond Fenouil va l'y prendre et la porte dans l'église du monastère ; il la dépose sur l'autel de Sainte Catherine, on l'on célèbre tous les jours plusieurs messes. Chose étrange, nul ne l'y découvre ou ne soupçonne l'usage sacrilège auquel on la destine. Raymond Fenouil tente de la baptiser. Un ami de Bernard Aynié, clerc de l'église de Montaut, lui prête le rituel des baptêmes, mais refuse catégoriquement de livrer le Saint Chrème. C'est un obstacle imprévu et, paraît-il, insurmontable. Le moine Raymond, découragé, rapporte le voült chez Pierre Baraud, de Pamiers . Guillaume de Mosset commet l'imprudence de demander, devant ce dernier, à son complice, si le rite est accompli. Tout est perdu . Garaud évente la mèche et remet à l'abbé de Boulbonne, Durand, le coffret contenant l'image de cire et neuf aiguilles pour la poindre.

Le scandale révélé, le pape Benoit XII, lui même intervient dans cette affaire. Le 2 décembre 1339, il ordonne à l'abbé Durand de jeter les coupables en prison et de se saisir des livres, des papiers et des effets des profanateurs. Et le 23 juillet, leur procès est ouvert. On ne connaît pas les termes exacts de la sentence, mais il est bien probable qu'elle n'édicta pas moins que la dégradation et l'emprisonnement perpétuel, au pain et à l'eau, pour les principaux coupables.


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